Andalousie- 23 Avril - 22 Mai 2017

Di 23/4/2017 -J1
Départ de Lunel portes de la mer 11h après emplettes Intermarché   
Plein GO 69€ (1,219€/l). dist. : 482km. Conso. Moy. : 12,1l/100km
Autonomie restant : 376km. Autoroute à 100%
Cambrils : Arrivée vers 17h. Picnic sympa sur aire autoroute aux environs de Girona

vers 13:30. 

Promenade en ville , fêtes de la Catalogne, sardane sur le port, boutique Ale Hop, photos, plein de français : ont-ils voté ? Bonne glace et soleil. F a réussi à nous trouver 30 min d'Internet gratuit pour voir les résultats du 1er tour. 
Dodo le long d'un parc, quartier résidentiel Carrer San Jaume (rue St Jacques). N 41°03.991'  E 001°05.325'





Lu 24/4/2017 -J2 : Ùbeda
D : 10:00 de Cambrils. Plein GO : 62,40€(1,099€/l) 58,29€
Plein GO (environs de Almuradiel): 77,01€ pour 65,32l(1,179€/l)
Autonomie restant à Ùbeda : 656km. 
Kilométrage : 718km. Conso Moy : 11,7 l/100km.
Autoroute dir. Valence par Castellon. Direction Albacete, réglages gps difficiles. Arrêt picnic après Requena. Retour sur A31 Madrid-Valence, direction Ciudad Real puis autoroute du sud Madrid-Cadiz jusqu'à La Carolina. De là RN à travers les oliviers sous un ciel de plus en plus gris jusqu'à Ùbeda, jolie petite ville ancienne perchée sur une falaise, classée au   patrimoine mondial de l'Unesco.

Après balade et découverte de la ville, dîner de tapás à la "Estaçion", sangria et vin de Jaen.
Aire de CC proche centre  ville 
GPS : N 38°0'22" E 3°22'46"




Ma 25/4/2017 -J3 : Córdoba

D : 10h - A : 11:30 à Córdoba camping El Brillante . Durée 1:42
Dist : 148km - autonomie : 482km. Conso moy. : 10.9l/100km. Vmoy : 86km/h
Route dégagée et beau temps. Installation au camping municipal sans souci. Dejeuner   barbecue dehors au camping. Bus jusqu'au centre ville. 
Découverte de plusieurs quartiers. 

Repérages des visites à faire demain : la Mezquita et peut-être plus... Traversée du Guadalquivir sur le pont Romain, session wifi à l'office du tourisme, téléchargement appli visite virtuelle, réponse ACSI, mails à la famille. Retour par la Juderia, glace en terrasse, touristes par vagues, retour à pieds vers camping. Passage par centre commercial  Carrefour et courses produits locaux. Session wifi, téléphone avec Claire à propos son boulot, Bruno qui prenait des nouvelles... Dîner tapàs "maison" au camping chez Olaf et rosé (Chozo Viejo, Ribera duel Duero, Valladolid).



Me 26/4/2017 -J4 : Córdoba
Toujours à Córdoba. Temps gris et frais, quelques éclaircies ensoleillees, entre 18 et 22°.
Marche à pied vers la Mezquita pour y être avant 9:30 (entrée non payante) : visite de 9:00 à 9:30. Sublime. Pas trop de monde à cette heure. Promenade dans la Juderia, découverte du Mercado Victoria, ancienne halle reconvertie en galerie de restos + ou - gastronomiques. Sympa et typique : plus d'espagnols que de touristes. On prend rendez-vous pour les Baños Arabes de Córdoba calle Almanzor 18  (Je 27 à 10:30 ; 19€ pour 3h/pers).

     

Retour à pied au camping. Déjeuner chorizo bbq. Après sieste, départ à la recherche de la plaza de Toros et du Mercado, fermé à cette heure. Ensuite retour vers le centre ancien, traversée du pont moderne, découverte du  musée d'art contemporain, sublime bâtiment moderne, accueil en français parfait de la conservatrice, installation en cours, ouverture expo artiste cordobes ce vendredi. Retour vers pont Romain par les berges du Guadalquivir, policiers municipaux à cheval : les chevaux ferrés métal glissent sur les pavés polis : les cavaliers gèrent, mais en cas d'urgence, les jambes des chevaux seraient en grand danger ! Visite du barrio San Basilio, adorable et pas trop touristique : les habitants jouent le jeu mais ne cèdent pas : aucun marchand de curios et souvenirs ! Quelques  tavernes et restos de tapás, c'est tout. Nous voulons voir Córdoba de nuit, on se cherche una taberna de tapás. Le routard (édition 2015) nous aide : ce sera La Cávea, près du musée archéologique. Excellent, surtout après la longue marche du jour. 
Visite de nuit, San Basilio et Juderia, autour de la Mezquita... Retour en bus et dodo. Compte-rendu sera fait le lendemain.

                           

        


jeudi 27/4/2017 -J5 : Córdoba
Réveil 8h. Météo tlj : couvert avec éclaircies. T° entre 16 et 24°C. Bus à 9:50, arrivée aux bains arabes a 10:20. Très beaux 
Flotarium (eau tempérée chargée en sodium : on flotte sans effort, effet très relaxant), piscine d'eau tempérée (environ 38°C) piscine d'eau tres chaude (>40°C), bain de vapeur et caldarium, ambiance tamisée et silencieuse, grand espace (500m2). Thé à la menthe. Sortie à 13:00, déjeuner à La Viuda, quartier San Basilio. Très bon, plus cher que La Cávea. Retour en flânant à travers la ville moderne, achat de Pastel Cordobes, excellente pâtisserie locale.
Aucune photo aujourd'hui... On est bien détendus. On prépare notre trajet vers Seville demain.



Ve 28/4/2017 - J6 : Sevilla
Pluie toute la nuit ; prévisions : pluie jusqu'à samedi matin inclu, sur Seville aussi. On avait rentré tapis et mobilier extérieur en précaution... On va tracer direct par l'autoroute. Départ sous la pluie, T°13°C, D: 9:49. 
Autonomie restante : 422km ; dist. : 150km ; conso moy : 10,7l/100 ; Vmoy : 63km/h ; durée 2:22.
Arrivée à Seville sous la pluie, dans les encombrements des préparatifs des Feria de Abril à 11:10. Aire de camping-cars www.areasautocaravanas.com située sur le port de Seville, tres actif (37°21'25" N , 5°59'10" O). Grand parking de stockage de voitures neuves dont une partie est aménagée pour les campervans, 15€/nuit, Electricite comprise. Il est 13h et il pleut comme à Ostende... Même les bruits du port ! Manquent les mouettes ! Déjeuner froid dans Olaf suivi d'une partie de Scrabble. Une accalmie (brève...) et nous voilà partis vers la ville. Traversée de beaux  parcs (Maria Luisa) loin des embouteillages. Plaza de España, gigantesque. Puis centre ancien, rapidement devant l'entrée de l'Alcazar royal, la file d'attente est courte, nous pensons que l'affluence sera faible et nous entrons. C'est très beau et je pense que peu de gens l'ont vu sous un ciel gris et sous la pluie : les allées sont détrempées, mais les couleurs ressortent bien. Les palais sont vraiment exceptionnel. C'est une juxtaposition d'epoques et de styles, les nouveaux ayant construit en respectant les anciens et leurs bâtis. Nous sortons vers 19h et nous dirigeons vers le quartier Santa Cruz (merci les conseils de la sœur de Corine). Un peu tôt pour les habitudes espagnoles, mais un resto sympa est déjà  bien rempli de touristes : excellent dîner (jambon ibérique, aubergines frites au miel, mix de poissons frits, sangria et rioja). Ensuite sur le chemin de la Plaza de Toros, nous découvrons plusieurs quartiers aussi vivants. Les arènes sont engoncés dans les habitations, sauf la façade sur le fleuve qui révèle un bâtiment typiquement andalou. Déambulation le long du Guadalquivir, vue sur les gros yachts (40m et +), traversée vers la rive droite : la Feria de Abril, surprenante galerie de bodegas en toile, les Casetas, plusieurs milliers probablement qui s'apprêtent à une réception inaugurale en soirée privée : robes longues, costumes du dimanche, une vraie fête du XXè siècle... Retour au campement...


Sa 29/4/2017 -J7 : Sevilla
Réveil 8h. Départ vers 10h à pied vers la ville. Ciel menaçant, T° environ 20°. Les nuages gris se dissipent progressivement. On longe le fleuve, quartier Triana (RG) . Marché de Triana, quartier particulièrement sympa et animé. Chapelle : fidèles endimanchés, visite du marché, on déjeune de tourtes au thon et basilic. On traverse le pont Isabel II, espresso au kiosque. On remonte l'avenue Reyes Cátolicos vers le quartier central, et le belvédère "métropole parasol", architecture surprenante qui fait le lien entre les découvertes archéologiques antérieures au marché antique de la Plaza Mayor et le futur : structure à la fois aérienne qui passe au dessus du bâti ancien et permet d'avoir des vues sur l'ensemble de la ville, faisant visuellement le lien entre la Cathédrale et sa Giralda et le quartier moderne de l'expo de ´92, le pont de Calatrava et la fusée Ariane...
Déambulation dans la ville animée, les commerces nombreux qui signent une capitale régionale européenne. Beaucoup de vêtements et accessoires typiques destinés aux festivités, à la Feria, flamenco, les peignes et les diadèmes à brillants, ...les chapeaux, les boucles d'oreille...
Retour par les arènes, le quai le long du fleuve, jusqu'au pont De Las Delicias. Traversée de la Feria : les derniers préparatifs en vue de la soirée inaugurale qui commencera vers 10h. C'est gigantesque, il y a plus de mille pavillons, chacun appartenant à un quartier, une corporation, un syndicat, un parti politique, une association, une classe d'âge... Puis visite de la fete foraine attenante, environ grande comme deux fois la foire des rameaux de Grenoble sinon plus grande encore : 2 grandes roues, 5 grand huit, un grand cirque avec chapiteau double, etc. Une organisation impressionnante où chacun fait son job et où le passe-droit ne peut exister. Un gardien à chaque parking, chaque entrée, et on ne passe pas si le règlement l'interdit ! 
Après dîner chez "nous", départ vers 21:30 direction la Feria. Des files d'attente devant certaines "casetas", d'autres encore vides, celles ouvertes au public emplies et musicales, nous faisons un tour dans la fête foraine. Ensuite divagation dans les allées, direction le podium de l'entrée. Nous sommes surpris que les lampions soient éteints. Bonne place au premier rang. Les musiciens chauffent leurs cuivres. Les télés locales sont là, miss brushing et monsieur gendre idéal, chacun dans son coin s'envoient des bises... Enfin le présentateur anime et les danseuses et les chanteurs et danseuses montent et se succèdent. On voit de la vraie Sevillana ! Nos voisines du 3è age apprécient et chantent, elles connaissent les paroles ! Enfin à minuit, après un décompte approximatif, toutes les lumières s'allument, le Mayor lance le signal que la Feria de Abril qui célèbre les 25 ans de l'Expo de '92 est ouverte pour une semaine.



Di 30/04/2017 -J8 : Puerto de Santa Maria
Démarrage lent... Petit déjeuner vers 8:30, puis quelques bricoles avant de décider de partir. Vers 11:20, nous partons, direction approximative Cadiz ou Puerto de Santa Maria... À midi, picnic a Arcos de la Frontera, village blanc perché sur une falaise au dessus d'un lac artificiel. Temps frais et gris variable... Très belles routes dans les collines, des champs de blé immenses et bien mûrs, des tournesols de dix cm. Arrêt à Jerez de la Frontera : un peu sinistre, à part le quartier central et ses bars animés, la ville ne nous a pas attiré : à revoir dans d'autres circonstances ? Fête du cheval à partir du 6 mai par exemple ? Direction Cadiz, arrêt pour voir à Valdelagrana, sans âme, donc retour vers le parking Campervans de Puerto De Santa Maria (36°35'58"N 6°13'28"O). 
Autonomie 272km. Dist. 174km. Conso moy : 10,3l/100. 
Promenade en ville avant dîner, temps frais et variable, jolie petite ville avec une histoire mondiale, puisque c'est ici que Cristobal Colomb a commencé à financer ses trois expéditions. Le capitaine de la Santa Maria et son bateau viennent d'ici ! Une reproduction 1/1 de la Niña orne un rond-point proche du parking. 
Promenade digestive après dîner.



Lu 1 mai 2017 - J9 : Cadiz
Réveil 8h, départ bateau 9:30 pour Cadiz. Grand soleil, temps encore frais mais le soleil brûle déjà. Promenade à travers la ville, jour férié, donc peu d'animation hors des quartiers touristiques. Très belle ville. On fait le tour des remparts qui dominent l'océan, les fortifications dont le fort San Sebastian au bout de sa jetée (le "Málecon" comme à Cuba, d'ailleurs beaucoup de détails évoquent ici La Havane, dont les fumeurs de gros cigares en terrasse des cafés, les anciennes manufactures de tabac...). La cathédrale impressionne, juste au dessus de l'océan qui reste une force menaçante, même par beau temps. Nous assistons au défilé du premier mai (CGT en tête !), nous mangeons des friands au thon, au poulet, chèvre et épinards face au grand bleu. Retour au port, bateau jusqu'à El Puerto de Santa Maria. On plie bagages, direction Rota et sa base navale de l'OTAN : erreur, c'est une ville sans intérêt. On décide donc de redescendre au sud vers Conil de la Frontera, chaudement recommandée par Naomi. Bingo ! Génial, on trouve (avec efforts) le bon camping et on se rend vers la plage de la Fontanilla à la recherche du fameux restaurant de poissons et fruits de mer indiqué par Naomi. Francisco de la Fontanilla, on y mange (c'est pas donné...) une paella mémorable, avec des langostinos et jumbos. Coucher de soleil sur l'océan face à nous. Promenade nocturne dans le joli village blanc.
Plein de gazole à 3120km à la station Repsol de Conil. 
Camping de los Eucaliptos (36°17'13"N 6°5'29"O)
Autonomie : 844km. Distance : 119,5km. Conso moy : 10l/100km. V moy : 48km/h


Ma 2/5/17 -J10 : Conil de la Frontera
Grasse matinée, lessive et douches, diverses tâches... Dont chat avec sfr : mon nouveau forfait ne fonctionne pas, ils ont eu un problème technique et je dois attendre le 1er juin... J'exprime mon vif mécontentement et mon intention d'annuler ma commande. FaceTime avec Anne (la wifi du camping fonctionne bien). Déjeuner au camping (mejilones et berberechos) tardivement. On descend en ville vers 4h, on s'adapte petit à petit. Longue marche sur la plage vers le nord-ouest. Les commerces ouvrent, plusieurs boutiques jolies. Passage au supermarché Dia. Les prix étonnent : on a pour 30€ ce qui nous coûtait 50€ à Grenoble... Même l'immobilier est raisonnable. Retour au camping. Nombreux mails à rédiger et envoyer, journal de bord encore un jour de retard... Dîner avocats au thon. On traîne, on traine, on est bien.



Me 3/5/2017 -J11 : Conil de la Frontera
Grasse matinée... Petit déjeuner, douche. FaceTime avec Monique. Message de sfr : mon forfait est actif !!! Comme quoi, râler et protester... on part au marché à 11h. Un autre supermarché, moins bordélique que le Dia nous propose des compléments, Sherry et Moscatel à rapporter. Au marché, nous achetons du poisson en darnes, sur sa bonne mine et son prix raisonnable (14€/kg) sans savoir ce que c'est : marrajo azul... Mariné aux herbes et grillé au bbq, c'est délicieux, accompagné de haricots plats. Renseignements pris sur internet, il s'agit de requin bleu. Demain nous achèterons du thon rouge, c'est la spécialité locale et la saison se termine. Sieste pour Ben. On descend faire notre promenade le long de l'océan, cette fois sud-est, le long de pâtures que vaches et taurillons à la belle robe brune partagent avec de gros oiseaux noirs, excellents planeurs dans le vent qui souffle de la terre, mais dont le long bec rouge fin et courbe nous intrigue. Il s'agit d'ibis qui ont colonisé une vieille tour de guet isolée sur la lande, fait rarissime. Nous marchons environ 5km sur cette lande, fleurie et peuplée de hannetons, de petits oiseaux chanteurs, d'échassiers (des pic bœufs ?). À l'entrée nord de El Palmar, nous faisons demi tour en empruntant le sable le long de l'eau. La plage immense, vraiment immense, et déserte est un bonheur. Le sable soulevé par le vent nous fouette les mollets, mais il fait chaud : 25° au moins. Retour au camping vers 20h. Ce soir : melon jaune et jambon espagnol.



Je 4/5/2017 -J12 : Bolonia
Réveil plus matinal. On range en vue du départ. Vidanges. Pleins d'eau. Mercado pour acheter un morceau de thon. Départ env. 10h. Route le long de la côte. El Palmar, petit village de pêcheurs et d'estive, peu accueillant. Vejer de la Frontera, belle ville perchée et entourée de moulins à vent anciens et d'éoliennes. Très beau centre, parking facile pour la visite à l'entrée de ville, office de tourisme sur le parking. Belle ville à voir sous le soleil en dehors des chaleurs d'été, belles boutiques, influence Maroc façon Tarifa. Visiter le Castillo en empruntant des petites portes pour monter sur les terrasses et les jardins suspendus : on s'attend à rencontrer le calife... Vue sur les toits et la campagne environnante. Déjeuner sur le parking, merci Olaf. Salmorejo : Potage froid à base de tomate d'huile d'olive, de pain, amélioré avec croûtons et miettes de jambon serrano. Un délice. On quitte Vejer pour Barbate, belle route à travers un parc naturel, très belle forêt de pins parasol. Barbate et Los Caños de Meca, sans aucun intérêt selon nous, sauf à contempler le cap Trafalgar qui a donné à notre Napoléon le goût amer de la défaite. Donc direction Tarifa, il est 16h. Avant Tarifa on tourne à droite, on va voir les ruines romaines de Bolonia, belle plage de sable fin qui se termine sur l'ouest par une surprenante dune de sable fin partie escalader la montagne sous l'influence du vent d'est, le "Levante". Petit village de pêcheurs, chevaux en totale liberté, pas vraiment de rues tracées, deux emplacements semblent tendre les bras aux fourgons et CC. On se choisit le premier avec vue imprenable sur la dune, face à l'océan. Promenade vers l'ouest, le sommet de la dune qui est la version andalouse de la dune du Pila. Au passage, vue sur les ruines de Bolonia, colonie romaine avec théâtre ! Puis retour par la plage vers l'est du village. Fin du chemin, prairies pour les Toros fleuries en tapis mauves. Retour chez Olaf. Dîner : steak de thon grillé aux herbes accompagné de courgettes à la Méditerranéene. 
Datas : 



Ve 5/5/2017 -J13 : Tarifa, Castellar de la Frontera
Départ 11h. Direction Tarifa. Temps nuageux et soleil, on gare Olaf en proche banlieue à côté de nombreux CC. À peine arrivés dans le centre, au marché, une ptite bruine fine s'installe et ne s'arrêtera que lorsque nous quitterons la ville vers 3h. Déjeuner de "ventresca de átun" en boîte avec des avocats : un régal ! Belles boutiques chères côtoient le tout venant. Décevant sous la pluie. Ville moche en dehors du centre. Pas d'ambiance. Bref pas séduits. On part sans regrets vers la montagne qui nous donne des vues spectaculaires sur le détroit et l'Afrique, puis après un sommet de côte, sur le rocher... Gibraltar. Impressionnant ! Traversée d'Algeciras sans souci, direction la montagne, Castellar de la Frontera, le village fortifié ancien construit sur un sommet par les arabes avant l'an mil, puis repris par les chrétiens en 1434. Vol de nombreux vautours, vus d'en bas et d'en haut depuis les remparts. Certains se grattent en planant... Un parking nous accueille au pied des remparts, nous acceptons l'invitation pour une nuit. Superbe ville ancienne, nous achetons des CD de musique flamenca (Paco de Lucia jouant M. De Falla et Ignacio de Amparo). Dîner de coquillages en sauces. 
Datas : 



Sa 6/5/2017 -J14 : Ronda
Tres bonne nuit, silence de la montagne. Réveil frais. Un petit coup de chauffage. On part à 9h. Belle route jusqu'à Jimena de la Frontera. Sur la route, au sommet des poteaux électriques, de très nombreux nids de cigogne occupés par un bébé et un des parents. Jimena : Beau village blanc aux rues pentues surmonté d'une impressionnante forteresse (romains, arabes, chrétiens) d'où l'on voit bien encore Gibraltar. Au fur et à mesure que la route prend de l'altitude, on traverse des vallées de plus en plus profondes, chaque versant, bien vert, faisant ressortir son village blanc accroché à la pente. Vers 1100m, la végétation devient plus rare et pauvre. Descente vers Ronda et sa large plaine. Camping del Sur, impeccable. 30mn de marche jusqu'à l'entrée de ville après déjeuner, vers 3h. Les espagnols se mettent seulement à table... Belle entrée de ville, on remonte vers des places et des bâtiments magnifiques. Peu de touristes, les rues sont à nous pour se faire admirer. On arrive sur une premières terrasse qui domine de plus de 50m (?) la plaine irriguée par les eaux del Tajo. Le sentier des moulins descend et nous conduit au pied du Ponte Nuevo et de sa cascade. Magique sous un soleil généreux, il fait même un peu chaud en remontant... Le pont offre des vues sublimes sur toutes les parties de la ville en dominant la profonde crevasse du petit torrent. Promenade autour de la Plaza de Toros, tres belle, autre terrasse dominant les cultures en contrebas, grand parc. Promenade sur la rue commerçante, emplettes au supermercado, glace (fraises fraîches...). Une paroisse fête la Virgen de la Cabeza, de nombreux enfants concourent pour la plus belle châsse en honneur de la vierge, depuis les plus jeunes de 5 ou 6 ans jusqu'aux pré ados. On sent l'adhésion de tous à cette célébration tant religieuse qu'attachée aux traditions régionales. Sur le chemin plus loin, l'église de Santa Maria de la Encarnacion nous offre le spectacle de l'entrée d'une messe liée à la fête en cours, de nombreuses andalouses en robe, accueillies par un groupe de trois en robe flamenca, des hommes arborant des insignes (de congrégation ?). Un tapis de feuilles de romarin sur les pavés devant le porche embaument.   Retour au camping, il fait chaud, apéro, dîner, dodo.
Datas : 



Di 7/5/2017 -J15 : Ronda
Réveil tardif, dodo bueno. Petit dej' relax. Programme : balade depuis le sentier des moulins en restant en contrebas des falaises de la ville. On part vers 11h, un GR se dirige vers l'Ermita de la Virgen de la Cabeza, dont nous avons vu plusieurs célébrations la veille. Sur le large chemin, de nombreuses voitures nous dépassent. Il devient évident que nous nous dirigeons vers une manifestation. Dans un bois de pin sur une crête face à la ville (superbe vue originale sur le ponte Nuevo), une messe en plein air honore la statue de la vierge sortie de son sanctuaire isolé au bout du chemin de crête. Des chevaux, des cavaliers et des cavalières avec chapeau andalou, une chorale, des guitares, des fidèles. Des curieux aussi, la plupart espagnols, venus là plus pour la tradition que la religion. Rencontre d'un couple de retraités texans habitant Ronda et d'un catalan assumant les différences entre nord et sud... espagnol et américain ! La chapelle abritant la Virgen de la Cabeza se situe à l'extrémité du promontoire face à la ville. Retour au camping à travers les plantations d'oliviers. Déjeuner à l'heure espagnole, sieste, il fait beau et chaud, environ 24°. Avant l'apéro, écoute des résultats des élections, prêts à tout, y compris à boire de l'eau tiède et salée en cas de victoire de MLP. Du coup on partage l'apéro avec de nouveaux voisins de camping, des arcachonais. Dîner et dodo.


Lu 8/5/2017 -J16 : Torre del Mar
Réveil de bonne heure, on plie tout tranquillement, on relève les mails... Départ 10h. Direction les environs de Antequera. Traversée de sierras somptueuses et sauvages, des hauts plateaux verts, des champs d'orge dorés, des forêts ombreuses, des cols à 1100m et plus sous des sommets d'environ 2000, la Sierra de Nieves (on descendait autrefois la neige pour refroidir les plaines andalouses). Des sentiers de rando semblent bien repérés, mais faute de cartes on ne marchera pas. Arrivée à El Chorro, barrage, lac artificiel. A la recherche du Desfiladero de los Gaitanes. Erreur de navigation, on fait un grand détour qui nous ramène finalement à l'entrée nord du défilé alors que nous étions au sud deux heures avant... Ce qui nous a permis d'avoir un aperçu de Antequera, belle ville du haut plateau andalou, dominée par un rocher bizarre. Au bout du lac d'El Chorro débute le Caminito del Rey, système de passerelles accrochées au flanc d'une impressionnante falaise verticale de plus de 200m et permettant l'accès à une gorge, une entaille étroite aux parois verticales. Ces passerelles ont été construites sur la volonté du roi Alphonse XIII afin que les ouvriers de la mine située dans la montagne puissent y accéder sans risquer leur vie. Aujourd'hui en cours de transformation en lieu touristique, le chemin fait environ 7,7km et comporte de nombreux tunnels. Payant et départ le matin à 9:30. On hésite, mais finalement, le camping est fermé, l'office de tourisme aussi, l'ambiance est un peu glauque, donc on n'a pas envie. Dommage... Retour vers Malaga, le gps fait des siennes, il faudra le reprogrammer ! À Malaga, le camping trouvé sur internet n'en est pas un. Donc on continue la côte, on s'arrête finalement à Torre del Mar. parking au bout de la plage, en sauvage. Arrivée vers 8:20. Longue balade sur la rambla, les pêcheurs quittent le port, très actif semble t'il. Bon dîner au resto : thon à la plancha et oignons, poisson farci aux fruits de mer. Retour dodo vers 23h. 3,5km x 2 = 7km AR. Olaf nous a sagement attendu. 
Parking Torre del Mar : 36°44'4"N 4°5'50"O
Autonomie : 318km. Dist. : 310km. Conso moy. : 9,7l/100km. V moy. : 40km/h. Durée : 7:40.



Ma 9/5/2017 -J17 : Nerja
Bon dodo. FaceTime avec Anne et Victor, toujours souriant et facétieux malgré un encombrement orl persistant. Face Time avec Monique qui nous lit le courrier reçu de Polemploi : la convocation de F. est repoussée au 23 mai au lieu du 17 ! 6 jours de rab ! Il nous reste 12 jours avant le retour. Après le petit dej', on part à pied faire des courses : on a repéré un Aldi vers le port. Que l'on visite aussi après avoir zigzagué dans la ville. On trouve les produits que l'on voulait (sauf le café soluble, digne du Nescafé des années 50) à prix très raisonnable. Retour au campement à pied avec les sacs de course. Total 8km. On déjeune au retour, vers 14h. Sieste. Départ vers 16h, direction Nerja via la Sierra. Très belle petite route qui traverse plein de beaux villages blancs accrochés à la pente, plutôt raide ! Nerja, on trouve un petit parking public où des italiens gays ont déjà garé leur CC. Au bout du parking, juste avant le rond-point, au bord d'une des adorables petites plages de Nerja. La ville est célèbre pour son "balcon de l'Europe", promontoire rocheux en pleine ville qui donne à voir la côte sur plus de 180°. Très agréable station balnéaire, très animée, plein de jolies boutiques, des gens de toute nationalité, cela change un peu des concentrations un peu voyantes d'anglais ou d'allemands. Le resto envisagé avant notre promenade à travers la ville s'avère désespérément vide au moment d'aller dîner vers 21:45... Du coup, on dîne à bord d'Olaf : steaks hachés de thon grillés et aubergines en ratatouille. 
La route du jour : on fait le plein (1,049€/l) en quittant Torre del Mar, la station nous donne un bon gratuit pour un plein d'eau ou d'électricité dans une station située dans une zi qui est sur notre chemin. On en profite pour vidanger les wc. Comportement d'Olaf tres sûr en montagne sur routes étroites, pour grimper des côtes à 14% et les redescendre... Arrimage des caisses de vêtements à parfaire.
Autonomie : 1054km. Distance parcourue : 79km. (Autres données non dispo, pas de reset fait au départ).



Me 10/5/2017 -J18 : San Jose / Cabo de Gata
Dodo bon. Desayuno buonito. Réveil au bord de la jolie plage de Nerja, promenade les pieds dans l'eau avant d'abaisser le frein à main. On longe la côte en serrant au plus près des courbes de l'ancienne nationale qui procurent d'excellents balcons sur la mer et les paysages côtiers. On découvre finalement un tout petit port de plaisance, bien caché, avec de beaux récifs rocheux, organisé autour d'un petit ilot rocheux sur lequel les concepteurs ont rattaché astucieusement des digues. Spot de plongée renommé, le port se nomme El Puerto de la punta de la Mona et la station balnéaire très quelconque auquel il est rattaché se nomme La Herradura. Déjeuner sur un parking interdit aux CC, face au sud et à la mer, en regardant les palanquées de plongeurs et d'apnéistes se desharnacher. Magique. En regardant carte et guide, nous réalisons que la prochaine partie de côte est peu intéressante, que la Meteo sur Grenade est mauvaise jusqu'à vendredi. La région d'Almeria et le Cap de Gata, 140 km plus à l'est semble pleine de promesses et sera moins affectée par la mauvaise meteo des jours prochains. Du coup, autoroute A15, vent violent d'Ouest, donc des rafales qui poussent et déséquilibrent Olaf. Au fur et à mesure de l'approche de Almeria, les serres de culture intensive se multiplient jusqu'à couvrir 100% des terres autour des villages, grimpant le long des montagnes découpées en terrasses par les bulldozers ! Dantesque, effrayant, en plus ça sent mauvais, probablement les mélanges nutritionnels nécessaires : ici la terre n'est qu'un substrat de culture inerte. Sur près de 100km, ce sont des milliers d'hectares qui produisent les légumes qui envahissent nos hypermarchés. Nous quittons l'autovia vers Nijar, direction San José, recommandé par Simone et Guy. Brutalement, les serres cessent une quinzaine de km avant le village : entrée dans le Parco Natural de Cabó de Gáta. Un camping offre ses services (vidange, etc) aux camping caristes. Un grand parking municipal, poussiéreux mais vaste semble autorisé aux CC. Nous y installons, pour voir, Olaf. Très joli village avec un petit port, une plage en conque entre deux promontoires rocheux. Plein de restos de poissons et étrangement presque autant de pizzerias... Nous trouvons un guide de découverte et sa carte, du coup on peux décider de rester plusieurs jours. Ce soir, resto stvb. Le vent envoie des rafales qui font bouger Olaf. Dîner Resto sur le port : paella riz noir et fruits de mer arrosé de tempranillo 2014 : un régal après des tapàs offertes (32€...). Le vent se calme.
Données routières : autonomie restante 636km, distance parcourue : 222km, Vmoy : 61km/h, conso moy : 10,2l/100km. Durée : 3:36.



Je. 11/5/2017 -J19 : San Jose / Los Escullos
Nuit venteuse. Mais bon dodo. Départ 10:30 sac au dos pour la balade. Rencontre fortuite d'un groupe de randonneurs venus de Tongre en Wallonie, traversée d'une forêt de Aloès dense. Playa de los Genoveses ( plage des génois, explication de la profusion des restos italiens ?), un peu de grimpe vers Morrón de los Genoveses, descente sur un sentier étroit, de crête en collet vers un large vallon au sol sableux et dont la végétation est constituée d' aloès et de palmiers nains, sur 2 km environ. On rejoint la piste carrossable et on arrive sur la playa de Mónsul, puis la playa de media luna. Picnic. On rejoint la piste qui monte jusqu'à la tour de vigie du voile blanc (explication géologique) cote 213m. Vue magique. Descente sur la piste et retour en passant par le moulin bien placé : on peine à tenir debout face au vent ! Balade 10km env. rencontre camping cariste français. On envisage changement de campement. 
Finalement, on respecte notre règle : en camping sauvage, jamais plus d'une nuit. On lève le camp, vers le camping Los Escullos à 3km. Très beau et très bien équipé. Avec jaccuzzi et sauna... On s'installe et surtout, on prend une douche ! Ouahhh... Après 3 jours et une balade face au vent marin, qu'elle est bonne ! Donc dîner (Salmorejo) et dodo.
En plus wifi rapide et gratuite !



Ve 12/5/2017 -J20
Démarrage cool... Petit dej, café + tablette, on part pour la journée ou ce qu'il en reste avec Olaf, vers 11:20. Direction Nijar, temps couvert, 20°. Jolie ville dominée par une tour de vigie, pièce maîtresse du dispositif conçu au fil des siècles pour avertir de la venue d'envahisseurs par mer. Ruelles blanches et fleuries. Déjeuner de délicieux sandwiches fromage de chèvre frais-ventre de thon-ratatouille, selon une recette secrète de Françoise. Route vers le sud de la péninsule, Las Negras, adorable petite plage de galets qui donne envie de rester. Soleil revenu mais vent toujours présent. Température en hausse. Olaf nous conduit vers Rodalquilar et ses anciennes mines d'or abandonnées. Tous les paysages sont sublimes de nature sauvage. La plage de El Playazo et ses deux fortins, son sable blanc, idéale pour un campement sauvage au bord de l'eau, mais trop venteux. De Rodalquilar, on rebrousse chemin pour l'intérieur vers Los Albicoques. Traversée de zones avec fermes de serres puis piste vers la ferme "Cortijo del Fraile", toujours exploitée même si le bâtiment d'origine et sa chapelle tombent en ruine. Décor de cinéma, inspiration Garcia Lorca pour son œuvre "Noces de Sang" inspirée d'un fait divers réel de 1928. Des hectares de plantation, des ouvriers agricoles par dizaines , quelques tracteurs, des pistes bordées d'aloes et au loin, le Cerro del Cinto lacéré par les anciennes mines d'or. La piste a été élargie pour laisser passage aux engins d'extraction, mettant au jour un feuilleté multicolore de couches géologiques témoins de la complexité de l'histoire du sous-sol. Redescente vers Rodalquilar. Un arrêt, les deux portes ouvertes, un courant d'air, deux cartes qui s'envolent, Françoise qui chute en rattrapant la vieille Michelin laissant échapper pour toujours la carte du Cabo de Gata... On rejoint les bâtiments de traitement du minerai vus deux heures plus tôt. La boucle est fermée. Retour à El Escullos au camping. Goûter. Emplettes pour le dîner. Rédaction mails et journal de bord. Menu du soir : bacalao et pâtes. 



Sa 13/5/2017 -J21 : Granada
Dodo buonito. Départ 10:45. Temps beau et calme, le vent est tombé dans la nuit. T° 21°. Direction nord par Nijar déjà visité hier, direction Lucainena de las Torres par une petite route qui s'élève dans la montagne. A environ 700m d'altitude, un petit col. Arrêt. Parfum de fleur, moitié anis (fenouil sauvage ?) moitié herbes de la garrigue. Des buissons de fleurs jaune foncé tapissent toute la montagne. Un bourdonnement omniprésent signale le travail intense des insectes. Plus haut, cette petite route déserte à part quelques cyclistes nous conduit au col de changement de versant. Au milieu de nul part, une centrale photovoltaïque solaire qui semble produire pas mal de kWh vu la taille du raccordement au réseau.  Un choc : l'impression de voir le grand canyon... Une profonde et large vallée encadrée de falaises calcaires. Au fond, le tracé du torrent est signalé par la végétation plus intense. La route descend jusqu'à Lucainena, puis serpente jusqu'à rejoindre la nationale 340, rectiligne et sans intérêt autre que les cultures (amandiers) à perte de vue. Des rangs de plusieurs km de long sur environ 30km. Puis une centrale solaire à vapeur, elle aussi gigantesque ! Suivi d'une autre, puis d'une photovoltaïque. J'oublie de le signaler, mais chaque fois qu'il y a possibilité de vent, il y a des éoliennes ! Même une usine qui fabrique les pales des hélices ! La route nous conduit à Tabernas et là commence le fameux désert de Tabernas utilisé par Leone et d'autres pour tourner leurs westerns. Impressionnant . Les villes reconstituées sont toujours là et en activité, au moins pour le touriste. Lors un stop photos, une voiture arrêtée et un gars tout seul assis sur un siège pliant à l'ombre d'un arbre, un casque de réalité virtuelle sur les yeux semble jouer sur son smartphone... Bizarre. Jusqu'à ce que le zonzon d'un drone qui se dirige vers nous ne donne l'explication. Nous faisons coucou de la main à l'engin, qui fait le tour d'Olaf, la caméra braquée sur la plaque. Puis qui rejoint son "maître" lequel le récupère d'une seule main. Belle maîtrise. Le gars nous adresse la parole en français, nous discutons. Il vient de faire un vol au dessus de l'autoroute qui est encore à 5km...   Le desert est très beau et on croit reconnaître parfois des décors de films. On rejoint l'autoroute, très belle et qui monte régulièrement, nous décidons de faire un stop à Guadix, ville recommandée par Le Routard. On découvre surtout le quartier des Cuevas, maisons semi-troglodytiques. L'histoire locale raconte qu'à l'origine, les maures reculant devant les rois catholiques de la reconquista ont abandonné leurs maisons et se sont réfugiés dans ces grottes faciles à creuser dans le calcaire tendre des aiguilles et des falaises creusées par les anciens torrents. Aujourd'hui toujours habitées, certaines se visitent. Plein de Gazole à 4322km : 58,24 litres à 1,099€/l, 64,01€).   A quelques km, un petit village, Marchal, présente de très beaux exemples de ces Cuevas. Déjeuner à Marchal, il est 16h... On reprend l'autoroute qui grimpe encore depuis l'altiplano, 1000m environ jusqu'à 1374m à travers des forêts d'épicéas. Quelques feuillus, peupliers entre autres, déjà bien verts. La descente vers Grenade (690m environ) est rapide, la pente de l'autoroute atteint 7%. Le gps nous conduit sans problème au camping-motel Sierra Nevada. Pas de problème de place, malgré de nombreuses arrivées de gb's, on aura même nos billets d'entrée à l'Alhambra, Palais Nasrides compris, réduction seniors comprise ! 14,50€ + 10,50€ plus 2€ de commission. Sur internet, certains proposent des billets à plusieurs centaines d'euros. On fait les courses à Auchan (AlCampo) sans se priver pour 64€.
Goûter. Mails. 
journal de bord : autonomie 841km, distance jour : 220km, conso : 11,3l/100km, Vmoy : 57km/h, durée : 3:50. Coordonnées camping-motel Sierra Nevada : N37°11'53" O3°36'43"




Di 14/5/2017 - J22 : Granada
Départ vers 11h, bus, cathédrale, beaucoup (trop) de touristes, ambiance mélange souk et messe du dimanche. Cathédrale monstrueuse de l'extérieur, une masse de pierre et de sculpture, mélange de gothique tardif et de baroque espagnol. Intérieur de grand volume, blanc, sans déco sauf grand orgue et partie utilisée pour les offices. Pas pu voir, une messe en cours. Plaza Nueva, on voit le chemin qui monte aux jardins de l'Alhambra. Ombre fraîche, il fait déjà chaud. Puerta de la Justicia : entrée partie gratuite, palais de Carlos V (Charles Quint pour les français). Musée de beaux arts, collection réduite mais thématique cohérente du Xe au XXe siècle de l'art et des artistes ayant travaillé à Grenade. Pas de photos. Très intéressant. Musée de l'Alhambra : collections de pièces retrouvées au cours des restaurations, mobilier, verres, vaisselle, mosaïques, boiseries, toutes représentatives de la maturité des artisanats et de l'art musulman du VIIe au XIIIe siècle. Petits musées mais grande leçon. Visite du Parador installé dans ancien couvent franciscain, lui-même construit sur le palais d'un prince musulman dont le nom s'est perdu. Magique, comme le reste. Refoulés aux entrées des parties payantes, nous retournons vers la grande terrasse devant palais de Charles Quint, biscuits. Arrosage de la poussière. Retour vers les pentes (jardins) extérieurs qui conduisent au pavillon des entrées. Nous récupérons tickets pour mardi. Achat livre guide. Redescente vers Albaicin par camino del Rey Chico, pentues, le long des murailles abruptes côté ouest. Escalade du Barrio Albaicin vers mirador San Nicolas qui offre des vues sur l'Alhambra sur fond de Sierra enneigée. Vue sur la ville moderne dans la plaine. Quartier Albaicin, regroupe habitat populaire (étudiants...) et maisons d'origine Mauresque totalement intactes, de vrais palais qui dominent la basse ville et sa cathédrale. Retour vers la ville moderne à travers des souks de marchands de sacs en cuir et de souvenirs divers. Benoit s'achète un sahrouel et chemise, et un sahrouel pour Victor. puis grands avenues commerçantes (repérage pour lundi...). Plaza Bib Rambla : churros con chocolate ! Trop bons ! Artistes de rue. Retour au camping (bus) vers 19h. Apéro, dodo.



Lu 15/5/2017 -J23
Bus vers 10h. Lèche-vitrines dans centre commerçant, tres étendu. Grenade compte + de 300.000 hab., c'est une ville étudiante (80.000 étudiants) et animée, internationale avec un grand aéroport. On découvre d'autres quartiers, on trouve (enfin !) El Corte Inglès. Hésitation achat sac. On remonte à travers ruelles vers avenue chic. On pense avoir vu assez, on retourne au camping pour déjeuner vers 3h (emplettes Aldi) : brochettes de poulet mariné à l'andalouse. Rosé. Sieste. Vers 19h, bus vers la ville. Vu Mango complementos, Mango hommes (on aime !). Passage par quartier de souks autour de cathédrale (Alcaiçabra), achat sac en cuir fauve pas mal (30€). Montée vers mirador San Nicolas à la nuit tombante. Sans s'aider du plan... Arrivée sur la jolie petite place devant église saint Nicolas, beaucoup de monde pour le spectacle de l'Alhambra à la tombée du jour, éclairage progressif des murailles. La sierra disparaît progressivement. La ville s'illumine. Instants magiques. Diner de tapás sur un tonneau, comme il se doit ( charcuteries et fromages, aubergines frites et miel, sangria pour F., verre de vino tinto de Grenade 2012 pour B.)
Descente vers cathédrale au milieu groupe touristes chinois, bus à 22:30. Retour camping. Dodo.



Ma 16/5/2017 -J24 : Granada : l'Alhambra
Le grand jour. Matinée au camping, lessive, vaisselle, ménage, rédaction journal. Départ prévu 13h. Bus. Montée par les pentes. Les caniveaux de bord de chemin ne coulent pas, ils coulaient dimanche. Passage porte de la justice, puis porte du vin, entrée aux jardins du secano, fleuris, bordés de cyprès taillés. On accède aux jardins du Generalife, Enceinte extérieure à l'Alhambra que se réservait le souverain pour méditer à l'écart de la cour et de ses soucis. Jardins d'un ordonnancement somptueux et humble à la fois. L'entrée se fait par un vestibule simple et peu décoré. Puis on pénètre petit à petit dans des espaces d'harmonie qui succèdent les uns aux autres. Retour vers l'Alhambra par le haut, le long d'escaliers ombragés et dont les rampes sont des gouttières d'eau fraîche, une fontaine à chaque palier. On longe la muraille nord et ses tours qui de défense sont devenus des petits palais (tour de la captive). Entrée aux jardins du Partal. Petit balcon ouvragé donnant sur la ville, couvert par une toiture supportée par de fines colonnes se reflétant dans un bassin (amphibiens protégés, nénuphars, etc). Un oratoire, comme tous les autres déroge au principe d'orthodoxie du plan, orientation vers La Mecque oblige. Nous contournons le Palais de Charles Quint pour entrer à l'Alcazaba, la forteresse militaire qui domine la ville de toute sa puissance minérale. Presque intacte, à part les quartiers des soldats dont il ne reste que la base des murs, leurs bains en particulier. De la tour la plus haute, la vue sur la ville est saisissante. Retour vers l'ombre de la Plaza de los Aljibes pour attendre 18h. Enfin nous entrons dans les Palais Nazrides (labrador renifleur de sacs). Les trois palais se succèdent. C'est un enchantement, une succession d'émotions. Merci aux rois catholiques et leurs successeurs de ne pas avoir détruit ces merveilles. Merci aux autorités qui ont décidé de limiter le nombre de visiteurs, même si l'impression de "encore trop" domine. Ceci est un journal, il ne suffirait pas à exprimer la beauté et l'harmonie de ces lieux. Il faut le voir et ressentir, s'imprégner du tout sans s'attarder sur les détails. Puis regarder chaque azuléjo et en confronter la juste précision avec l'harmonie de l'ensemble (un peu macronien, ce soir...). J'ai vidé la batterie de mon appareil photo avant la fin... Retour au camping, apéro, dîner, rangement en vue du départ programmé tôt demain.



Me 17/5/2017 -J25 : Sierra Nevada / Cambil
Lever tôt, efficacité, douche, départ 9h, un record. Direction Monachil, balade envisagée sur conseil du routard : los Cahorros del Monachil, un sentier serpente le long d'un torrent, témoin de nombreuses prises d'eau. On le traverse à 3 reprises sur des passerelles himalayennes dont une de 60m. On passe sous un éboulis rocheux colossal. Au débouché de la gorge, traversée d'un gué, puis escalade dans une garrigue sauvage par un large sentier. Nous avons "vu" 6 personnes... Comme annoncé par le routard, au sommet du sentier (D+270m), un verger de cerisiers ! Dont certaines sont mûres ! Un régal, surtout un 17 mai ! Nous sommes à plus de 1100m d'altitude. Retour par un sentier au milieu des vergers d'oliviers, de cerises, d'amandes. Déjeuner au parking de départ. Puis route vers Sierra Nevada, la station de ski, par une large route. Un bouquetin regarde tranquillement la faible circulation depuis une crête. La station s'étage de 2200 à 2500m. Archi sans âme et sans cohérence, influences bavaroises visibles. On marche jusqu'à un gros névé pour toucher la neige la plus au sud de toute notre vie. Puis Olaf nous conduit au bout de la route, esplanade a 2550m. De là, vues périphériques sur observatoires, antennes de radiotélescope. On monte à 2600 pour en voir plus encore. Puis descente pour rejoindre le village de Güejar qui domine un lac de barrage, par une route étroite et sinueuse, qui s'avère de plus TRES pentue ! Les freins d'Olaf chauffent, une odeur tenace de garniture emplit l'habitacle, la pedale est molle... Descente en 2nde. La pente est largement de 15%. Arrivés au village, aucun endroit ne nous semble adapté, ou nous ne cherchons pas bien. Décision est prise de quitter Grenade par l'autovia de la Sierra Nevada, bordée de vert sur la carte, en direction de Jáen. On quitte l'autoroute pour aller visiter Cambil, au flair. On trouve un emplacement discret. Le village est un petit village espagnol sans particularité, sauf des traces de dinosaures et un très  gros arbre devant l'église, un orme peut-être aussi âgé qu'elle. 
Repos chez Olaf, rédaction journal. 
Cambil : N 37°40'29". O 3°33'58"
De Grenade à Cambil via Monachil et Sierra Nevada :
Autonomie restant : 579km, dist.: 192km, conso. moy.: 10,8l/100km, Vmoy: 44km/h, durée : 4:20.



Je 18/5/2017 -J26 : Toledo / Madrid
Départ : 8:50. Arrêt moulin pour ha huile d'olive (5 litres : 21€). Route magnifique : sierra et fond de vallée en oliviers, puis vallons et oliviers : des pointillés en ordres divers... Ciels nuageux, puis bleus, jusqu'à Toledo. Grand parking en bas de la ville. Murailles impressionnantes. Ville médiévale perchée où chaque quartier possède une église dans laquelle on croit reconnaître les restes d'une mosquée. La brique fait penser à Toulouse par sa mise en œuvre, plus que sa couleur. Quartier juif visible comme à Córdoba. Bâtiments massifs signalant la puissance royale s'opposent à ces délicates manifestations architecturales : la kolossale finesse des Habsbourg s'opposent à la délicatesse des différentes cultures, juives, musulmanes, wisigothes... qui ont forgé le royaume. La visite de Tolède est une surprise un peu attendue et pas déçue ! Départ après goûter et FaceTime avec Monique puis Anne et Victor. Route vers Madrid. Fin des oliviers, grands plateaux de culture, la circulation se densifie. Nous avons programmé gps vers camping "Alpha" . Sans souci. Au milieu d'une ZI, mais les transports urbains sont proches et le réseau de métro de Madrid est dense. Courses au Mercadona voisin (30' à pied). Dîner tranquille en préparant la journée de vendredi : visites du Prado, du centre ville...
Données routières du jour : autonomie 188km, distance : 380km, conso moyenne : 11,3l/100km, vitesse moyenne : 88km/h, durée : 4:17.




Ve 19/5/2017 -J27 : Madrid
Réveil 7:30, bus à 9:20 (pour 9:30 sur l'horaire affiché), métro ligne 3 à Puerta del Sol. Soleil et grand bleu. Température douce, air léger. Calle Mayor, cathédrale, Palais Royal, jardins, un temple égyptien authentique reconstruit au sommet d'une des collines de la ville. Plaza d'España, monument à Cervantès, gran Via avec des airs de Broadway, immeubles prétentieux, pompeux et pompiers. Carrefour qui se prend pour Times Square... Accès immédiat à un quartier, vers le Palais de Justice très sympa, avec plein de petites boutiques de créateurs, de produits et d'objets sympas. Tres branché, très jeune. Des petites rues qui montent puis qui descendent. Un marché, reconverti en lieu de restauration très simple et très bien organisé : des stands tout autour de l'espace, qui proposent des mets, brochettes, riz cuisinés, parrilladas, tortillas, des boissons, vin, bières, café... Nous choisissons, aidés par une jeune française qui tient le stand de vin, à Madrid depuis septembre. Déjeuner dans le patio, ambiance assez new-yorkaise, façon Tribeca... De bonnes brochettes de porc, de poulet, de calamar, de saumon. Un régal sous tous aspects, le cadre comme les mets. Nous poursuivons dans le même quartier, qualifié de "quartier latin" par notre française du stand de vin (quartier autour de la station de métro Tribunal). Pour rejoindre un autre quartier commerçant situé au nord du parc du Retiro, nous suivons une des artères principales de Madrid vers la Banca de España : du pompeux, encore du pompeux, des effets et des sculptures encore plus fascisantes que la Rome mussolinienne... Des gladiateurs, des femmes tenant des glaives et des chaînes brisées... Quartier autour des calle Goya et Velazquez, tres chicos, genre classieux, un peu avenue Montaigne, un peu Faubourg St Honoré... Mais les boutiques restent quand même abordables. Jolis immeubles d'habitation, rues plantées d'arbres. On rejoint le Retiro, le grand poumon vert de Madrid. Vue sur une piscine en haut d'un hôtel : la paroi est en verre... Le parc procure une fraîcheur bienvenue. Monument Alphonse XII aussi pompier que la machine à écrire de Rome. Pièce d'eau et canotage. Cristal Palacio : une belle et haute serre totalement vide de plantes qui donne à voir les effets du soleil sur des plaques de couleur, les vitres des parois sont impeccablement claires. Pièce d'eau devant, cygnes noirs, tortue. Direction le Musée du Prado, gratuit de 6 à 8. Nous ne sommes pas seuls à le savoir... Il y a foule. Les touristes sont nombreux, beaucoup de français, mais on en a vu peu dans les quartiers commerçants. Le Prado : en deux heures, c'est un sacrilège. Des Rubens, des Titiens, dès Van Dyck, des Velazquez, mais surtout des Goya ! Mais en deux heures, on en prend tellement dans les yeux que la saturation se fait sentir. En sortant, je m'aperçois avoir oublié Hyeronimus Bosch. Tant pis, j'ai un motif de plus d'y retourner. On remonte à pied vers Sol. Passage devant la chambre des députés, en activité semble t'il. Puis Puerta del Sol, une manif de soutien à la révolution bolivarienne au Venezuela... On pourrait leur refourguer Mélanchon, non ?
Metro, bus sans souci, a 21:40 on est rentrés. Photos, mails, journal. Petit dîner, dodo...



Sa 20/5/2017 -J28 : Lleida
Départ vers 10:15, direction The Style Outlet à Getafe, 7 km du camping. Matinée shopping, Lévis, Mango, Desigual (eh, si...), Panama Jack pour une adorâaaable petite paire de sandales ! Benoit s'est payé le premier blouson en jean de sa vie ! Olaf nous a sagement attendu à l'ombre de deux arbres sur le parking et il nous accueille pour déjeuner. Plein de GO. Départ 13:30. Autoroute sans problème vers Zaragoza. Des paysages surprenants, des couleurs inattendues tout le long de cette route. Des cigognes. Des villes qui semblent construites en plein desert tant la nature semble aride. Et nous ne sommes que le 20 mai ! L'autoroute monte en altitude jusqu'à 1240m sur un haut plateau, puis serpente entre des collines desséchées, façon Colorado. Des gorges l'évoquent fortement par leurs couleurs. Nous nous promettons de revenir en Espagne, il reste tant à voir. (Castilla-La Mancha, Aragon). On note de venir à Catalayud. Après Zaragoza, l'autoroute devient payante, on reste sur l'ancienne nationale, tres roulante. Pas mal de PL. des stations-service abandonnées, façon Bagdad Café... Et des paysages renouvelés de coteaux rocheux entre lesquels la moindre parcelle plate est cultivée d'une céréale clairsemée. La route, un chemin de Santiago, serpente sur un autre haut-plateau. Arrêt pour le goûter, dans des parfums de garrigue, au milieu des lapins. Descente un peu violente (8%) vers la plaine où trône Lleida. Dernières emplettes espagnoles chez Aldi (oui, je sais, des emplettes espagnoles chez un épicier allemand...) avant de se trouver un parking ouvert façon terrain vague, dans l'angle formé par le fleuve et la voie ferrée, près d'un beau pont moderne qui donne accès au centre ville. Cigognes partout. Du parking, vue sur la haute tour qui domine la ville. Bruits de fête. On se dirige sans autre but que de voir cette ville, et nous déambulons de surprise en surprise. Un ascenseur construit dans une tour en béton évoquant un donjon médiéval nous conduit par une passerelle vertigineuse aux fortifications et à cette tour qui s'avère être le clocher d'une tres ancienne cathédrale (1208), la Seu Velle deconsacree en 1707, placée malgré elle au centre de la guerre de succession d'Espagne, témoin du siège puis du sac de la ville de Leida par les soldats du Duc d'Orleans. Un tres ancien Palais Royal (royaume Aragon-Catalogne) et une forteresse impressionnante partagent avec la Seu Velle le sommet de la colline rocheuse qui domine la ville. Chorale. Cloître gothique. Association et passage harmonieux du Roman le plus pur au haut-gothique, pur aussi. L'ensemble est resté pendant 3 siècles aux mains des militaires, de nombreuses destructions, dispersions de toutes les décors, de certains vestiges. Les militaires partis en 1948, restauration entamée en 1980, clocher restauré en 2013. Retour le long du fleuve dans un parc vers Olaf, il est 22h. Dîner (tapás, chorizo,...). Dodo excellent.
Road datas : autonomie 452km, dist. 487km, consomoy. 10,5l/100km. Vmoy. 88km/h. Durée : 5:31.



Di 21/5/2017 -J29 : Blanes
Réveil 8h. Petit dej'. Journal, comptes, photos. Départ : 10h. Autoroute A2 gratuite direction Barcelone. Mal pavée. Le paysage verdit au fur et à mesure de l'approche de la mer. On ne résiste pas à faire un tour à Montserrat, on frôle cet étrange massif granitique isolé. Très belle route accrochée aux pentes, parfois gazeuse, puis soudain, bouchon ! Circulation bloquée : normal, on est dimanche. C'est l'entrée payante qui bloque. Cher et surtout cela va nous bouffer tout notre temps. On renonce et on poursuit par la route qui redescend vers la plaine. On note que notre prochain trip en Espagne passera par là, mais un jour de semaine... Jolies petites routes de montagne, puis on ne peut y échapper, autoroute (ne pas se tromper de N°, il y en a plein !), jusqu'à La Roca Outlet. Arrêt à l'ombre, picnic tranquille. Lèche vitrines, plein de monde, beaucoup de français. Le village s'est agrandi de nouvelles enseignes. Malgré tous nos efforts, aucun achat. Même pas une glace... Que nous prenons finalement en flânant dans les rues de Lloret de Mar, 35km plus au nord. Parking de ville gratuit, en biais sur 2 places, ville peu attirante, on regarde Google maps et on décide d'aller voir Blanes, 4km plus loin. Bingo, après un tour du front de mer et du port, tout joli, on trouve Parking gratuit spécial CC à 50m de la plage. Balade apéritive jusqu'au port, la station n'est pas particulièrement jolie, mais l'atmosphère y est sympathique, de taille humaine et il y a moins de touristes qu'à Lloret de Mar. quelques photos sur le port sous le soleil couchant et nous nous offrons notre dernier Resto espagnol : mix de coquillages grillés et langoustines à la plancha, calamar grillé et steak de thon rouge cuit "bleu" : le tout parfait, accompagné du rosé maison Del Penedes. Retour le long de l'eau. Olaf nous accueille, bon dodo rapide. 
Road datas : 50€ de GO à la Roca (1,079€/l). autonomie : 541km. Dist. : 269km. ConsoMoy : 10,6l/100km. Vmoy : 56km/h. Durée : 4:45.


Lu 22/5/2017 -J30 : Marsillargues
Réveil vers 8h. Petit dej. Journal de bord. 
Départ 10h. Nationale II, puis autoroute AP7 jusqu'à La Junquera. Outlet. Pikolinos, Nike, Benetton. Autoroute. France. Temps gris et frais sur les Corbières. Plus beau sur l'Herault. 24° en arrivant à Marsillargues à 15:45. Datas : autonomie : 279km. Dist. : 324,7km. ConsoMoy. : 10,8l/100km. Vmoy. : 91km/h. Durée : 3:33.
Kilométrage total : 


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