Vendredi 12 janvier : Taroudant. Parking devant les remparts. Bonne nuit calme. Brouillard au réveil. Il se dissipe vers 10h environ. Superbe soleil, belle journée chaude et ensoleillée. La ville nous présente son meilleur visage, sauf que vendredi, nombreux commerces fermés. Ville propre et travailleuse, beaucoup d'écoles privées pour la jeunesse nombreuse. Beaucoup de vélos. Gentillesse et accueil, pas trop de racolage commercial. Quelques belle échoppes de bijoutiers, jolis bracelets. Au bout de chaque rue une montagne (hihi) : au nord, le Haut-Atlas, au sud, l'Anti-Atlas. Une pâtisserie où nous cédons à la tentation : cornes de gazelles et briouates, pastillas poulet et amandes, pain. Thé à la menthe en terrasse, avec de la menthe fraîche ! Retour parking, déjeuner de pastillas et haricots verts. Vers 15h, départ pour le camping "Le Jardin" où nous passerons la nuit. Nous décidons du programme des jours suivants : on reste vers le sud-ouest, région de Tafraout et tiznit avant de remonter vers Essaouira pour accueillir Claire. En effet, la montagne est trop enneigée et les routes trop hautes pour s'aventurer vers le nord et l'est nous éloignerais trop. Installation au camping, très agréable et très propre. Rempli à moitié environ. Après-midi lecture au soleil. Programme du soir : dîner, lecture, dodo.















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| les pastillas.... |
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| Ouçékonva ? |
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| Le goûter : oranges fraîches pressées, cornes de gazelles et briouates. Les cornes de gazelles étaient exceptionnelles ! |
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| Camping "Le Jardin", à 2,5km de la ville |
Samedi 13 Janvier : Brouillard le matin : la plaine du Souss semble en avoir l'habitude. Départ vers 10:30, vidanges et pleins faits. Route droite et plate jusqu'aux contreforts de l'Anti-Atlas. Ciments du Maroc juste avant d'attaquer la montagne. Les premiers lacets serpentent à travers les arganiers, troupeaux de brebis et de chèvres. On retrouve la route empruntée en janvier 2017 pour revenir de Tafraout avec le CAF de Grenoble. On ne la quittera plus, c'est sympa de retrouver des coins déjà vus ! Elle est très belle, très roulante et large, mais quasi déserte ! On n'aura croisé en tout qu'une dizaine de véhicules sur une centaine de km. Arrivée à Tafraout en milieu d'AM après plusieurs cols à 1600m ! Le GPS nous conduit directement au camping Tazka, recommandé par le guide Gandini. Quelconque au premier abord et presque vide, plutôt cher, mais l'accueil est chaleureux et on commande une Tajine poulet-citron pour dîner, servie après une salade marocaine. En attendant, après avoir rapidement installé Olaf, on part à pied visiter deux petits villages tout proches : Aday et Tazka. Très jolis. On rencontre Brahim, patron du restaurant "le couscoussier" qui nous indique par où passer pour visiter son adorable petit village et découvrir des coins "secrets" (la source...), mais à découvrir en fin de matinée. On reviendra demain, Inch'Allah ! Après Aday, on (re)découvre Tazka, que l'on avait déjà traversé au moins 4 fois à pieds lors de notre trek de janvier 2017 ! Là, on approfondit et on monte dans les ruelles qui se faufilent entre les maisons berbères en pisé, magnifiques et bien entretenues. Certaines se visitent. Retour par la ville, on passe devant le lycée où une manifestation se termine, qui justifiait le port des costumes traditionnels (et tribaux ?) par les jeunes filles, dont certaines portent même des bijoux et diadèmes. Il pourrait s'agir d'une célébration liée au nouvel-an berbère qui entre en 2968. On va se documenter... Retour au camping à la nuit tombante, on commence à décharger les photos sur l'ordi quand on nous apporte le premier plat, la salade marocaine. On s'installe sous l'auvent d'Olaf et on dîne comme des rois : les deux Tajines dont une nous aurait suffit. Mais comme dit Françoise, on avait besoin de légumes frais... C'est donc repus et content que je termine pour ce soir cette chronique ! A demain !
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| Les Ciments du Maroc, la carrière n'est pas loin |
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| La route, large et déserte... |
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| Le fameux lion de l'Atlas qui domine Tafraout de sa masse minérale |
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| Un magnifique Ksar isolé sur son piton à 1350m d'altitude |
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| Un village abandonné |
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| On va visiter Tazka et Aday |
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| Une maison ancienne de Aday avec son portail décoré |
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| Le granit en cours de décomposition domine tout le paysage, et rappelle la Bretagne |
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| Aday, sa mosquée au dessus de laquelle coule la source |
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| La Tajine du soir : royale ! |
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| Rue principale à Tazka |
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| Encore une maison traditionnelle et son portail |
Dimanche 14 janvier : Jour de l'an Berbère ou plutôt Amazigh, le nom qui regroupe les divers peuples autochtones d'Afrique transsaharienne, du Maghreb jusqu'au Mali et même Niger. Le calendrier berbère est utile pour la vie agricole contrairement au calendrier musulman, basé sur les cycles lunaires et qui n'est utile que pour déterminer les fêtes religieuses. Ce calendrier a 950 ans de plus que notre calendrier chrétien, il a peut-être pour origine les civilisations phéniciennes et romaines qui ont beaucoup commercé et même colonisé une grande partie de ces régions. Comme le calendrier Julien (Julius Caesar), non réformé par le calendrier Grégorien, l'année commence le 14 janvier. Les ethnographes et historiens n'ont que des conjectures pour en justifier l'origine précise. (Sources : Wikipedia et le bijoutier de Tafraout avec qui nous en avons parlé et qui a confirmé).
Petit déjeuner, suivi du déplacement d'Olaf pour un meilleur emplacement, accès principal orienté sud. Balade en ville où la plupart des commerces est fermée. Néanmoins, le savetier fabricant de babouches et son ami le bijoutier nous permettent de commercer un peu : commande de "babouches tout-terrain" (BBT) pour Corto et examen approfondi des bracelets en argent pour Françoise. Les babouches avec semelles en pneu, cousues main et tout cuir sont LA spécialité de Tafraout. Achat de pain, on ne trouve pas de cornes de gazelles pour le goûter... Retour au camp. Déjeuner. Sieste. Le temps est beau mais nettement plus frais qu'hier : pas plus de 13°C. Balade vers Tazka et le bivouac où nous étions il y a presque un an avec le groupe du CAF de Robert, guidé par Mohammed Aït Tadrart. Nous remontons le thalweg qui conduit au plateau où nous espérons voir de loin les rochers bleus. Nous les voyons effectivement ainsi que, plus loin, la crête du haut plateau qui avait succédé aux gorges d'Aït Mansour lors de notre trek. En redescendant (le soir tombe et la température fraîchit) nous voyons au loin des promeneurs sur un rocher suspendu au dessus du vide comme un plongeoir... Retour au camp pour dîner.
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| Les rochers bleus vus au sortir du vallon depuis Tazka |
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| Au loin, les rochers bleus de Jan Verham |
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| Le plateau et ses rochers de granit aux formes étranges |
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| Le village berbère de Tazka, magnifique à toute heure |
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| Le rocher suspendu comme un plongeoir avec ses visiteurs du soir. Nous irons demain ! |
Lundi 15 janvier : Aujourd'hui, temps gris et frais : 6 à 7°C. Pluie intermittente, l'excursion au rocher est annulée, pour cause de risque de glissade. Nous descendons à pied en ville pour faire quelques courses alimentaires (Vache qui rit et boulettes de sardines entre autres). Nous élargissons notre balade et découvrons d'autres quartiers dont beaucoup sont en totale construction : on suppose une nouvelle caserne de gendarmerie. Plus loin, c'est le chantier de la piscine municipale couverte, semi-olympique quand même ! Les trottoirs sont impeccablement dallés de marbre veiné de rose et de granit gris. Beaucoup d'employés municipaux sont affectés à la propreté des abords et cela se voit. On découvre des écoles, un lycée-collège public que l'on n'avait pas encore vu, des minibus de ramassage scolaire (ils sont orange et blanc dans tout le Maroc) pour des établissements privés d'enseignement. Par contre, on suppose que ce sont les vacances scolaires actuellement, on voit peu de jeunes dans les rues contrairement à la semaine dernière. Nous découvrons aussi le garage de Mohammed Farih, atelier de mécanique et carrosserie spécialisé dans les camping-cars recommandé par le guide "Campings au Maroc". Plusieurs véhicules sont en train de se refaire activement une beauté sur le trottoir, dont de vrais camions aménagés par des jeunes français. En milieu d'après-midi, nous retournons vers la ville pour aller chercher les babouches ! A l'heure dite, et pas avant, elles sont prêtes. Essayage, le savetier avait par prudence préparé une paire en taille 43, mais finalement c'est bien la paire en 42 que je choisis. 90dh. la paire de babouches en cuir, doublées cuir, montées sur semelle en pneu recyclé, faites main et quasiment sur mesure, cela revient à 8,20€... Il aurait été dommage de négocier. D'autant plus que le savetier, comme le commerçant voisin et le bijoutier vu hier ont assisté à l'essayage et même donné leur avis ! Le bijoutier n'a pas sollicité que l'on revienne voir les bracelets qui semblaient hier intéresser Françoise : délicatesse appréciable qui change de l'agressivité constatée dans certains souks de certaines villes plus "touristiques".
On se prépare pour le départ de demain en espérant pour la route une météo plus clémente. Nous projetons de rouler plein sud vers le village de Amtoudi : il y a un Agadir (grenier collectif) au sommet d'une éminence que nous voulons visiter si possible. Ensuite, ce sera la route vers Tiznit et Sidi Ifni sur la côte avant de remonter plein nord vers Essaouira.







Mardi 16 janvier : Nous quittons Tafraout sous un beau soleil accompagné d'un vent bien frais !!! En désaccord avec le GPS sur la route à prendre vers Amtoudi, nous finissons par accepter sa suggestion d'aller par la R104 vers Tiznit, considérant que notre séjour au Maroc n'est pas terminé et que la route que nous prendrons vers l'est à la fin du mois peut passer par Icht, vers Tata et Erfoud. La route de Tafraout à Tiznit est recommandée par tous les guides. Nous ne sommes pas déçus : la route est belle et large sur sa plus grande partie, nous sommes quasiment seuls à rouler dessus, nous prenons notre temps. Des routes de montagne, des haut-plateaux, des cols à + de 1300m se succèdent. Le col de Kerddous et son hôtel perché comme un nid d'aigle offre un panorama à couper le souffle. Les 4****A de l'hôtel semblent bien méritées même si à la nuit tombée c'est toute une galaxie qui s'expose à la vue des clients... L'altitude tombe ensuite rapidement jusqu'aux 250m environ du plateau aride où est implantée Tiznit. L'entrée de ville est large et bien renseignée, nous tombons presque par hasard sur le Camping International situé tout contre la muraille d'enceinte de la médina. Il est complet, mais le gérant nous "met en attente". Moins de 30' après, une place se libère et nous en profitons, même si ce n'est pas la place idéale pour passer plusieurs jours : juste à côté de la "vidange-cassette" !!! Bon, on s'en contentera, les gens sont propres et cela ne sent pas. Et puis nous ne pensons pas y passer plus d'une nuit.
Le camping est bondé, même les trottoirs sont occupés ; nos bons franchouillards amateurs de boissons anisées, les italiens et les autres, avachis dans leur transats semblent attendre là que la saison se termine (ou bien est-ce la mort qu'ils attendent ?). Et il y a 4 ou 5 campings à Tiznit ! Certains viennent s'installer là en septembre pour avoir une bonne place et n'en bougent que 6 mois plus tard, après renouvellement de leur droit à résider sur le territoire marocain. Cela semble habituel ici. Sans juger, cela ne correspond pas à notre conception du voyage !
Balade de découverte de la ville avant déjeuner : on se perd dans les souks, on trouve facilement celui des bijoutiers près du Méchouar, puis le marché aux fruits, des boulangers nous permettent de compléter notre menu de midi : ce sera avocats au ventre de thon arrosé de citron. Un régal ! Nous retournons ensuite vers la ville, cette fois armés du guide vert et du plan inclus ! Nous entamons un tour des remparts qui nous permet de percevoir les différences entre médina et ville moderne. Très bien entretenue et soignée, cette ville rappelle Taroudant avec des murailles similaires. En contournant la ville par le sud (bab el Jdid), puis l'ouest (bab Aglou), nous pénétrons à nouveau la médina et croisons beaucoup de gens, de familles, d'employés qui rentrent du travail. Le hasard nous conduit presque directement à La Perle du Sud, magasin d'exposition, de fabrication et de vente d'objets précieux issus de la tradition berbère, beaucoup en argent, mais aussi en corail, ambre et ébène. Des fibules, des bracelets, des bagues. Très joli et différent de ce que l'on trouve dans le souk des bijoutiers où il est facile de soupçonner que la marchandise est d'importation, de Turquie, de Chine ou d'Inde. Puis en suivant comme toujours notre instinct (et un peu le plan...) on arrive à la "Source Bleue", endroit emblématique de la ville, très particulier et très bien agencé de façon parfaitement moderne. Endroit semble t'il très apprécié par les femmes. Une ancienne Kasbah, forteresse militaire antérieure à la construction de la ville domine la source de ses hautes murailles en pisé rose. A quelques pas de là se trouve la grande mosquée de Tiznit, celle où le rebelle El Hiba se fit nommer Sultan en 1912. Les morceaux de bois qui hérissent sa tour sont là pour permettre aux âmes des défunts de venir se reposer.
Nous garderons de Tiznit un premier souvenir excellent, calme et reposant. Peut-être que pour notre prochain séjour, nous privilégierons un autre camping, mais cela est affaire d'organisation.
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| Village sur la route d'un premier col après Tafraout |
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| Tous les transports scolaires du royaume arborent les mêmes couleurs |
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| L'hôtel du col de Kerddous à près de 1200m d'altitude, une place de rêve ! |
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| Dans la descente du col |
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| Les potiers sont nombreux dans les villages du haut-plateau |
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| On ne dirait pas, mais le croisement s'est fait avec une marge très très fine... |
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| Les murailles de Tiznit, façade ouest vers Bab Aglou |
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| Cette petite filature teinte et embobine ces fils sur des rouleaux de bambou. On nous a invité à prendre des photos ! |
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| La source bleue véhicule plusieurs légendes sur l'histoire de sa découverte |
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| La grande Mosquée historique de Tiznit |
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| La sortie de la Mosquée : jour de prière réservé aux femmes ? |
Je viens juste de lire les débuts du votre voyage au Maroc...Ah ça donne envie... et les photos sont belles, juste ce qu'il faut pour cheminer un peu à vos côtés.
RépondreSupprimerSuperbe ! Bonne route et à dans quelques jours
Martine