Du 23 au 27 janvier : En attendant l’avion de Claire, nous faisons connaissance d’un allemand francophone parfait qui a fait deux années d’études à Grenoble en 65 et 66. Il nous recommande un resto. L’avion de Claire atterrit avec un peu d’avance. Nous emmenons Claire visiter Essaouira après avoir déposé Olaf sur le Parking des camping-cars de la plage. Nous cheminons sur la longue plage à marée basse parmi les dromadaires, les chevaux (et les quads…). Repas chez SAM’S, recommandé par notre allemand. Un régal de poissons grillés, soles, saint-pierre et brochettes de lotte, accompagnés d’un vin blanc local élaboré à Had-Dra par un français qui a planté les cépages de la vallée du Rhône. Notre bouteille était un assemblage où le Viognier dominait et donnait tout son talent pour accompagner nos assiettes. Après la visite de la ville et un dîner au Megaloft (un endroit chic et branché avec musicals), dodo dans Olaf : première expérience pour Claire. Et première aussi pour nous tous : 3 adultes bien disciplinés peuvent vivre dans ce petit espace. Le 24 : surprise au petit déj’ ! Claire souffle ses bougies sur des galettes de pain marocain achetées la veille ! Claire aime la découverte et les paysages, nous l’emmenons donc découvrir l’arrière-pays d’Essaouira. La route se transforme en piste, nous passons en contrebas d’un nouveau barrage avant de retrouver la route vers Sidi Kaouki où une surprise attend Claire. Ce soir, pas d’Olaf, mais un penthouse au dernier étage de l’hôtel Villa Soleil ! Un appartement avec terrasse, deux chambres et une véranda, avec vue sur l’océan. Dîner au resto de plage Alvent, des tajines copieuses. Ambiance très « cabane du pirate »… avec la fumée du feu qui pique les yeux. Le lendemain, jeudi 25, un peu de route pour découvrir Imsouane et ses surfeurs. Poisson grillé sur le port, au premier rang face aux vagues. Retour villa soleil et dîner chez les surfeurs, plutôt baba cool, tajine poulet-citron et FRITES ! Chauffés par le petit brasero, la bouteille de vin cachée sous la table (faut savoir être discret !). Pour meubler l’attente du service, on nous propose un jeu de société et on joue au Speed Jungle. Une jeune femme nous demande si cela nous dérange qu’elle et ses amis fument à côté de nous, je réponds « non, tant que ce n’est pas du tabac ». Réponse : « ce n’est pas du tabac ».
Le soir, les températures sont fraîches, environ 9°C. Deuxième nuit à la Villa Soleil.
Lendemain, Claire nous a décidé pour l’emmener voir la « Vallée du Paradis ». Aujourd’hui, beaucoup de vent qui chassent les nuages. Sur la route, j’accélère plutôt vigoureusement et trop tôt en sortie d’un village. Françoise me crie : « radar ! ». Trop tard, le laser m’a chopé. Arrêt une centaine de mètres plus loin par un gendarme qui m’informe de la nature de l’infraction (66 km/h est la tolérance admise pour 60 km/h autorisé et ma vitesse mesurée était de 69 km/h) et du montant à payer immédiatement : 150DH. Le tout de la plus courtoise des manières.
Nous redécouvrons la Vallée du Paradis, cette fois sous le soleil. Retour à Sidi Kaouki au camping pour la dernière nuit avec Claire.
Samedi 27, nous conduisons Claire à l’aéroport. C’était trop bien ces quatre jours, on s’est tous régalé de ce que l’on a partagé ensemble.
Courses à Carrefour avant de prendre la route de Marrakech qui nous conduit vers la nationale 8 à Chichaoua. Celle-ci descend plein sud vers Agadir en logeant le Haut-Atlas, nous offrant ainsi des vues grandioses sur le Toubkal enneigé. Dans la montagne, Françoise nous fait quitter la nationale à Argana vers des gorges que nous ne trouverons pas, les routes se transformant en pistes impraticables pour Olaf. Françoise poste la carte postale de Claire à Monique dans la boîte à lettres du village et au vu du remplissage de la boîte a voulu la reprendre (ciseaux) ! Le courrier arrivera, Inch’Allah…
Nous nous posons sur une plateforme au milieu du village, face à l’école. Une délégation conduite par un marocain arrive ; il nous propose de nous accueillir chez lui pour la nuit. Bien embêté, je lui explique que nous n’aimons pas refuser mais que nous disposons de tout le confort dans notre véhicule. Nous acceptons le pain (nous l’attendons au moment où j’écris ces lignes). Il nous indique le sentier pour descendre à la rivière où nous irons demain, Inch’Allah. Le vent n’a pas cessé de souffler depuis hier et souffle encore très fort, à 19h locales (20h françaises).
Vers 19h30, on toque au carreau : un monsieur en mobylette qui parle mal le français, mais il me tend un téléphone. Au bout du fil, un monsieur très gentil qui me demande si je suis français, si je veux passer la nuit où je suis ? Il se présente : il est vice-sous-préfet en charge du village d’Argana. Il me souhaite la bienvenue et me dit que nous pouvons passer la nuit mais que ce serait mieux au centre du village (nous en sommes à 3 km environ), près de la maison communale. Il veut éviter que nous soyons importunés, pour notre tranquillité et notre sécurité ce serait mieux de venir sur le parking. Il y a un gardien dans cette maison communale et nous pouvons obtenir de l’aide si nécessaire. On se remercie mutuellement, je rends le téléphone au monsieur qui est venu nous trouver sur notre lieu de bivouac, et qui me fait penser au garde-champêtre des villages de mon enfance. Nous roulons donc dans la nuit noire, à petite vitesse vers le centre du village, où nous attend une voiture et le monsieur que j’ai eu au téléphone m’explique où aller garer mon fourgon. Je trouve ce que je crois être la bonne place, devant l’entrée de la maison d’accouchement située derrière la maison communale. Nous verrons bien, inch’Allah !!!
La sécurité et la tranquillité des touristes est vraiment un souci national ! Peut-être que si des touristes étaient amenés à se plaindre ultérieurement, le vice-sous-préfet aurait des ennuis ? Et qu’il anticipe de manière à éviter que cela se produise ? C’est probable.
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| Le passager Claire Corteel attendu par son taxi... |
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| Chez Sam's, restaurant de poissons |
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| Au Megaloft, by Othman Chic |
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| Surprise ! |
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| sur la route |
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| Oh, une tortue qui traverse ! |
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| La chambre de Claire à Villa Soleil |
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| Sur la plage de Sidi Kaouki |
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| à Imsouane, pêcheurs et surfeurs cohabitent |
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| aux premières loges en attendant les dorades |
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| Vallée du Paradis |
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| On paie comptant ! |
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| Nous avions prévu de dormir là... |
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| Carte postale postée ! |
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| Entre Essaouira et Chichaoua |
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| On se rapproche du Haut Atlas et du Toubkal |
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| Les premières villes de Montagne |
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