Dimanche 7 janvier : Départ de Asilah vers le sud, le long de la côte. Météo pourrie, nombreux grains envoyés par l'océan. Une bénédiction pour les marocains, pas pour les touristes. Qui fuient cap au sud, par l'autoroute : puisqu'on ne peut pas vraiment faire du tourisme, autant en profiter pour rouler. Larache, Rabat, Casablanca, on visitera au retour... Ce soir, nous dormons à SAFI. Nous avons réalisé une étape de 580km ! Toutes les photos aujourd'hui sont de Françoise !
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| Pont à haubans sur le fleuve Bouregreg, sur contournement de Rabat. Terminé en juillet 2016. Photos de Françoise Corteel |
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| Photo : Françoise Corteel |
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| Photo : Françoise Corteel |
Lundi 8 janvier : Réveil au soleil levant au sommet de la falaise du cap Safi, quelques km avant la ville du même nom. Une averse. Nous garons Olaf dans un faubourg de Safi, détrempée par les dernières pluies : les commerçants s'affairent à dégager l'eau des trottoirs. La médina est originale et intéressante. Les commerces ouvrent seulement à 10h, ce devrait pourtant être jour de souk ! Les musées et monuments sont tous en travaux, donc fermés... Colline des potiers, céramique de Safi réputées, de couleur bleue et blanche.
Route côtière vers Essaouira pleine de charrettes tirées par des ânes ou des mules. Gros semi-remorques qui transportent du sable ou de la terre : pourquoi ? Mystère. Enorme chantier du futur port de Safi. Le paysage change peu à peu : une bande côtière plate et sablonneuse où nous découvrons un petit hameau de pêcheurs qui semble habité seulement par des chiens et les bateaux sur le sable. A la recherche d'un bivouac avant la ville d'Essaouira, c'est presque en plein centre que nous garons Olaf sur le parking devant une mosquée. 1500m pour aller à la médina. Très animée en fin d'après-midi. Beaucoup de commerces, des avenues larges et un réseau de rues plus larges qu'à Marrakech : construite par des européens, la ville n'a pas les caractéristiques des villes arabes. Beaux bijoux dans le souk des bijoutiers. Dîner au "restaurant familial" où nous sommes les seuls convives. Excellente adresse, tenue par deux femmes qui accueillent "comme à la maison"...
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| Safi, une médina aux rues larges |
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| Le chantier du futur port de Safi, gigantesque ; centrale électrique déjà en service. |
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| Une route secondaire pour rejoindre notre itinéraire côtier |
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| Picnic : une station balnéaire complète et largement sous-occupée : plein de logements vandalisés. |
Du même jour, quelques photos supplémentaires :
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| Dernière photo de la série, faute de batterie... |
Dernière nouvelle : un fourgon de police vient sur le Parking, un officier dans un uniforme parfait nous informe que nous ne pouvons pas rester là. Un Parking réservé aux caravanes existe à quelques centaines de mètres sur la route d'Agadir. Nous y avons passé une excellente nuit, face à la ville éclairée.
Mardi 9 Janvier : réveil au soleil, pas de vent. belle vue sur la ville. Excellent petit déjeuner à base de M'slemen, des crêpes feuilletées. On sympathise avec un couple venu de La Trinité (56), lui constructeur de kayaks de mer, spécialiste des matériaux composites. Elle, baroudeuse. Le vieux et petit Trafic Renault affiche 360.000km, mais il est aménagé très astucieusement avec une chambre coulissante entre les portes battantes arrières. Quelques conseils et suggestions de buts (cap au sud, le GRAND sud !). Nous prenons la route avec plaisir, découvrons un faubourg de Essaouira habité par les hippies et leurs descendants. Puis une route nous amène à la côte, à Sidi Bouaki. Paradis des surfeurs. Plage de 4 ou 5 km de long sur 1 de profondeur à marée basse. Camping Bouaki Beach, recommandé et très propre. On s'installe, il est midi. Balade à pied sur la plage jusqu'au marabout du saint (Sidi Bouaki, encore vénéré d'après le guide vert). Après déjeuner, lecture au soleil : il n'y a presque pas de vent... Exceptionnel ! Puis à nouveau balade pour découvrir l'autre côté de la plage. On se perd dans la lande avant de retrouver la route de retour. Magnifique. 11,5km à pied dans la journée.
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| Plage d'Essaouira le matin vue depuis Olaf |
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| Un peu de bricole... Ca frotte là-dessous ! Merci la nappe de Noël ! |
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| Sidi Bouaki plage |
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| Leçon de surf. Elles écoutent ! |
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| On a mesuré environ 5km... |
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| Le tombeau du saint. |
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| L'entrée du Camping vue depuis Olaf. |
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| Nous ? Perdus ? mais non, voyons ! |
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| Les dromadaires sont laissés seuls |
Mercredi 10 Janvier : On quitte le camping à 10h sous un ciel couvert. La petite route nous conduit à travers les arganiers et les fermes vers la N1 : direction Agadir. Un premier détour nous conduit vers Tafedna, petit village de pêcheurs au bord d'une longue plage. Nous y restons déjeuner. Des bateaux rentrent et sont treuillés par un tracteur. Voisine de camping car : Depardieu avec des boucles d'oreilles, mais la même voix ! Petites fesses, grosse poitrine et mini yorkshire, mais gros camping car avec remorque à double essieu ! Retour sur N1. Arrêt à la coopérative de femmes Al Amal de produits issus de l'huile d'argan. Nous achetons de la pâte à tartiner et de huile cosmétique (100dh les 100ml). Nouveau détour de 35 km vers le village de Imsouane. Route impressionnante en balcon 300m au dessus de l'océan. Imessouane est construit sur un plateau qui se termine par une baie assez abritée où les pêcheurs peuvent remonter leur barque à terre sur un plan incliné équipé de cales en bois de glisse. Mais le plus amusant est que c'est un spot de surf TRÈS couru : on a droit à tous les poncifs, de Jésus Christ rouquin à Brice de Nice... Tous pieds nus, qui en roller board, qui portant sa planche enveloppée de sa housse ! Une fois dans l'eau, quelques uns touchent quand même leur bille ! Celui en paddle nous a étonné ! Retour vers la N1, qui traverse les contreforts du Haut-Atlas avant de redescendre vers Agadir et l'Anti-Atlas. Une immense terrasse le long de la route semble nous offrir un bivouac idéal face à l'océan pour regarder se coucher le soleil plein ouest. La temps du goûter (oranges et bananes locales), on vient nous informer que le coin est risqué : il semble y avoir des trafics et parfois des agressions. On repart à la nuit tombante et 3 km plus loin, une dizaine de fourgons et 4x4 dans la lande semblent avoir trouvé un bivouac. Juste au dessus de l'eau, nous trouvons un emplacement. La nuit s'annonce un peu bruyante, l'océan et le vent vont nous bercer. Il y a des étoiles. Beaucoup !



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| Tafedna, petit village de pêcheurs |
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| à l'entrée de Tafedna |
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| Tafedna ou Cap Tafelney sur certaines cartes |
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| Les bateaux sont rentrés au sec à chaque retour de pêche |
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| Eclectic city... |
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| Imsouane, paradis des surfeurs ! |
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| You can't stop the wave, but you can learn to surf ! |
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| A Imsouane, il y a 2 plages : une avec des vagues hautes, l'autre avec des vagues longues. Ce qui en fait tout l'attrait selon que l'on pratique le long board ou le body board... |
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| Nous achetons des oranges, des bananes et des avocats à Tamri (les citrons, c'est cadeau !) |
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| Tamri abrite la plus grande bananeraie du Maroc |
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| Bivouac avorté. Dommage... |



Jeudi 11 janvier : Réveil 8h ; les premiers surfeurs sont à l'eau. 30 minutes plus tard, ils sont une dizaine ! Petit déjeuner face à l'océan, aux vagues, à espérer des performances que certains réalisent, restant debout longuement, puis sautant en arrière par dessus la crête de la vague ! Route vers Agadir, de plus en plus large. L'ancienne route de Taghazout est coupée en plein centre ville, le pont est détruit, obligeant à emprunter la double-voie de contournement. Agadir, que dire...? ville moderne, port industrieux, station balnéaire, un Club Med et plein de 5*, de golfs et de Thalassos, mais peu de touristes. Peu de monde. Beaucoup de commerces fermés, il semble que ce soit un jour férié. Ville sans charme, on cherche (et on trouve...) quelques réalisations architecturales de Zevaco (architecture brutaliste, que j'aime assez, mais le reste vieillit mal... béton d'une ville maritime rapiécée). On n'a pas vu non plus la vieille médina ou ce qu'il en reste et qui a été restauré comme un mausolée après le tremblement de terre : pas envie de rajouter de la tristesse à l'ennui. On déjeune à proximité du centre artisanal de la ville, au Marrakech Gris où nous étions les seuls clients ! Le patron, qui a pas mal voyagé, est très sympa ! Du coup, recommandation sur sa page Facebook ! En plus on a très bien mangé : après une petite assiette de pois chiches, Tanjia de boeuf pour Corto et mix de grillades pour Françoise ; yaourt au miel et thé à la menthe (12,80€ le tout). Passage au supermarché Marjane. Cher...En plus, on a payé 5 pots de miel alors qu'on n'en avait acheté qu'un seul. Mais l'accueil du magasin a fait son boulot et tout est rentré dans l'ordre. Puis traversée de la banlieue vers Taroudant. La route 2x2 voies longe la plaine du Souss sur 80km, quelques villages intéressants, beaucoup de cultures sous serres et apparition des sommets enneigés de l'Atlas au loin. Arrivée à Taroudant à la nuit tombante. Parking (bof). On se perd un peu dans l'ancienne Kasbah. Sans plan, de nuit, si on n'a pas un peu de chance... Donc retour au parking et rédaction du blog, dîner et dodo. On visitera demain, il semble que cette ville a, elle, du charme !
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| La vue au petit déjeuner... |
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| Agadir : la plage est vraiment belle |
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| Arrivée à Taroudant |
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| Taroudant, la porte Bab Lahjer par où nous avons pénétré la casbah. |
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