du 10 au 14 février

Samedi 10 février :  Visite au centre artisanal comme promis hier, nous retrouvons notre tailleur de pierres bien content de nous revoir. Nous faisons affaire avec lui, il nous remercie d’un petit cadeau, une troisième pièce de son travail. Ensuite direction les studios ATLAS au nord de la ville. Le lieu est d’abord l’entrée d’un hôtel assez luxueux où nous payons notre entrée et sommes pris en charge par un guide, plutôt jeune, plutôt beau gosse, grand, barbu… Bref, on va pas en faire tout un plat !!! Les photos parlent d’elles-mêmes. Quelques détails amusants sur les films tournés ici, tels Gladiator, Astérix et Cléopâtre, Kundun, Indigènes, etc. Des maquettes et accessoires assez grossiers vus de près ou destinés à exploser (une Ferrari…). 
On reprend la route direction Zagora, plein sud. Beau temps, pas de vent, la température atteint les 17°C au fur et à mesure que l’altitude diminue. Une fois passé le col qui nous permet de rejoindre la vallée du Drâa, la route devient une succession de Kasbah et de Ksour (le pluriel de Ksar…) en plus ou moins bon état au milieu d’une forêt luxuriante de palmiers. Sur près de 100km, nous filons plein sud, parfois entre de hautes falaises. Agdz, puis Zagora, puis nous décidons que nous avons le temps d’arriver à M’Hamid El Ghizlane avant la nuit. Le soleil dans les yeux sur les derniers 30 km, mais nous entrons au camping de Hassan, « la hamada du Drâa » où nous sommes le deuxième véhicule à stationner… alors que je m’attendais à la surpopulation de camping caristes ! Tant mieux. L’accueil est excellent, le lieu est magnifique, un jardin clos de mur à l’orée des dunes : elles commencent au pied du mur de clôture ! Nous connaissons la ville, c’est de là que nous étions partis pour notre trek en 2014 avec Terre d’Aventures. Demain, c’est le souk à M’Hamid. 
le travail de Driss le tailleur de pierre, dont beaucoup de création personnelles

Une de ses créations originales

l'entrée des studios Atlas



Un remake local qui utilise les décors du film de Ridley Scott avec, avec, avec... ?

la salle du palais de Cléopatre du film d'Astérix et elle...

La doublure de Monica Bellucci ?


au premier plan, les chars utilisés dans Gladiator, au loin ceux d'Asterix

Les bâtiments d'un autre studio... au loin

A partir de cette étrave de navire, les informaticiens ont recréé toutes les scènes pour l'Arche de Noé !

Le décor du marché pour Gladiator


la maison d'Ali Baba


Bienvenue chez moi... euh, non, chez Cléopatre !

l'envers du décor...

l'allée des sphinx revus et corrigés par Alain Chabat



le décor extérieur pour Kundun

l'intérieur, la bibliothèque tibétaine



notre guide...

décor pour Asterix, scène avec l'architecte Ascinterotis

la route de la vallée du Drâa








peut -être Olaf II ...?

à Zagora


Dimanche 11 février : beau soleil, température fraîche. Pendant notre petit déjeuner, nous assistons au départ de la caravane des autres clients : nous avons donc le camping pour nous seuls ! Sur les conseils de Hassan, le patron du camping-Auberge "Hamada du Drâa", nous prenons de l'eau, un picnic et en route ! (j'ajoute une boussole, on ne sait jamais...). Traversée de la palmeraie, avec encore beaucoup de vert, beaucoup de parcelles sont cultivées, les canaux d'irrigation sont entretenus. Nous traversons la partie ancienne de M'Hamid avec ses ruelles closes comme à Icht. Les gens sont accueillants, mais attention à ne pas photographier, c'est mal accepté ! Nous continuons la route, tant que c'est groudronné. Un petit hameau un peu plus loin, beaucoup plus petit, que nous traversons aussi et dont nous siortons du côté des dunes qui mangent la palmeraie. Une grande esplanade entourée de clôtures en bois de tamaris est fermée par une porte monumentale qui semble faite des briques de terre cuite au soleil que les villageois font actuellement. En fait, il s'agit d'un décor en polyester destiné à un festival de musiques transsahariennes, les "Afik'ellesri ! Un peu plus loin commencent les dunes du désert de sable, l'erg. Un campement de "nomades" pour touristes se cache entre les dunes. Nous déjeunons à l'ombre d'un tamaris centenaire. Après une petite sieste consacrée à écouter le silence, retour au jugé vers la route, que nous reprenons plein sud. Vers un autre hameau doté d'une splendide kasbah ancienne et de murailles en pisé hautes de plus de 4m. En se perdant dans les ruelles, désertes à cette heure, nous voyons une pancarte pour une coopérative féminine, mais la porte est fermée. Un petit garçon frappe pour nous à la porte et nous nous retrouvons en présence de trois femmes et de quelques enfants. On nous ouvre une pièce, le magasin, où de jolis vêtements et accessoires en tissus brodés traditionnels sont exposés. On craque, c'est la moindre des choses, Françoise pour un foulard et moi pour un sac tissé (façon baba cool...). Une des jeunes femmes noue le foulard sur la tête de Françoise. Toute la conversation s'est faite avec les quelques mots de français que connais une des femmes,tle prix est tracé à la pointe d'une clé dans la terre battue du sol. Retour au village, nous traversons neuf l'oued et en terrasse chez Jawad prenons un thé. En sortant, nous sommes appelés par Hassan du haut de la terrasse d'une maison en chantier qu'il nous fait visiter. C'est un homme de projets et c'est là le prochain : il transforme la maison héritée de son père en hôtel avec café littéraire, piscine, jardins, etc. C'est très sympa et nous apprécions vraiment Hassan.Retour au camping, nous nous asseyons au jardin pour rédiger ce texte et mettre en ligne le blog.
A demain, c'est le souk !
PS : d'autres camping cars sont venus se poser dans la journée. On parlera des quads et de leur bruit un autre jour !




















Lundi 12 février : Journée de repos (en théorie : à l’heure où nous écrivons, nous avons marché 20km dont une bonne partie dans les dunes…). Le souk de M’Hamid est petit, nettement moins coloré que ce que les guides décrivaient et que ceux que nous avons vu précédemment. Nous avons cependant fait nos emplettes. Après déjeuner, nous partons pour une petite balade, style digestive, avec seulement un peu d’eau. T-shirt et chapeau. On croit pourtant bien se connaître, mais on n’est jamais à l’abri de se surprendre soi-même ! Bref, on suit le lit de l’oued Drâa à la recherche des ruines d’un village juif de Tidri. (vérification faite, c’était trop loin de toutes façons !). Nous trouvons sur notre chemin le village de Ksar Bounou, bien abîmé et presque totalement abandonné, envahi par le sable. Des ruines splendides, des palais dont on devine la richesse passée par les brèches des murs tombés. Un musée, une association qui tente de maintenir debout la partie noble, mais tout est fermé. Les habitants se sont construit des maisons plus vastes (mais en parpaings…) le long du chemin d’accès à la route principale. Que nous empruntons pour le retour vers M’hamid, cheminant avec deux chameliers et leurs dromadaires, sur le point de rejoindre leur groupe de touristes espagnols à un camping proche. Nous discutons gentiment, l’un deux, cuisinier, nous dit être de la famille de Mohammed Aït Tadrart notre guide du CAF. Il espère le retour des touristes français. 
Nous rejoignons la route : il nous reste 6,5km jusqu’à M’hamid. 
MAIS sur notre chemin se trouve « CHEZ LE PACHA » !!! Alors, en exclu pour Monique qui nous l’a recommandé avec insistance, nous décidons d’y prendre le thé, au risque de marcher de nuit les derniers km. Accueil excellent, beaucoup de personnel et un seul client… Photos, bien sûr.

Comme prévu, c’est à la nuit tombée que nous rentrons au camping ! Avec 19,7 km de marche au compteur de la journée.

















Mardi 13 février : Nous quittons M'hamid en milieu de matinée, direction Zagora puis Tazzarine, où nous avions marché avec le CAF de Grenoble en novembre dernier. Beau temps sec et doux, entre 17 et 19°C. Arrêt déjeuner à Tazzarine au resto Touareg qui est recommandé par les organisateurs de Rallye du genre Rallye des Gazelles, 4L Trophy et autres. Le jeune patron est passionné et parle de ces courses de navigation dans le désert avec une évidente compétence ! Puis direction le Camp la ferme Serdrar chaudement recommandé par notre guide des campings. Complètement isolé dans la campagne à environ 18 km de la ville, il s’agit d’un camping auberge avec des hébergements de différentes espèces, relais d’étapes pour les treks (de luxe…). Nous apprécierons les douches d’une propreté et d’un confort exceptionnel dans un lieu aussi reculé ! 
Surprise en arrivant, nous voyons un grand bonhomme en burnous  blanc et turban noir : c’est Lahcen, chamelier lors de notre dernier trek en novembre, qui nous reconnait immédiatement lui aussi ! 
C’est lui qui élève et conduit les dromadaires de la famille. Nos retrouvailles nous font plaisir !
Dîner le soir sous la grande tente kaïdale décorée et chauffée, des tables dressées comme pour un repas de fête. Régal des yeux et régal des papilles ! 

A demain mes lapins !




















Mercredi 14 février : Nous décidons de partir vers Merzouga. Nous disons au revoir à nos voisins bien sympas qui voyagent en fourgon. La route est bien droite plein est... Les paysages changent et à partir de la pause déjeuner vers Mecissi deviennent franchement désertiques. C'est pourquoi les jardins vus sur le côté prennent ces couleurs vert fluo impressionnantes ! Avant d'arriver à Merzouga, petite route touristique à travers les Ksour (pluriel de Ksar...) dans la palmeraie de Rissani, franchement à faire. La plaine avant Merzouga fait apparaitre de plus en plus grandes les dunes ocres. A l'entrée de ville, l'arnaque à la panne (évitée... à 50 mètres de la station service, faut vraiment prendre les touristes pour des lapins de 6 mois !), le rabatteur qui fait mine de se jeter sous les roues du fourgon (évité mais en accélérant : l'a eu peur !). Direction "la Gazelle Bleue" recommandée par plusieurs camping caristes. Un peu déçus : pas de vue sur la dune à cause de murs de 3 mètres, et demain, ce ne seront pas des crêpes, mais des beignets offerts par le patron et livrés à la porte !
Ascension de la dune pour assister au coucher de soleil. Magique. 100 mètres de dénivelée, mais la pente et le sable glissant rendent l'ascension un peu fatigante. On ne restera pas, rapport à l'ambiance lunapark : bruits de moteurs des quads et motos, 4x4, plus les tours en chameau... Trop nombreux campings, on n'est pas loin de Rocamadour ou le Mont St Michel pour la surfréquentation.
Donc départ ce jeudi 15 après la douche.























Bonne Saint Valentin à toutes et tous !






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