Samedi 3 mars :
Algeciras, Réveil sous la grisaille, il ne pleut pas (pas encore...). Direction
Marbella, dont nous visitons le centre historique, très petit et très joli. Peu de touristes, quelques excentriques allemands... Ensuite nous cherchons à visiter le pueblo de Mijas, sa visite est recommandée par le Routard. Nous y arrivons en même temps que la pluie. Première impression : c'est Disneyland ! Trop blanc, trop propre, trop de boutiques. Mais en s'aventurant à l'intérieur de ce village toujours habité par des gens normaux, on comprend ce qui le rend attirant par beau temps et sous un ciel bleu. Mais là, avec la pluie qui vient de redoubler de débit, avec nos pantalons trempés qui collent aux mollets, nos chaussettes mouillées, (on était bien équipés pourtant !) , on a du mal à lui trouver du charme... Nous reprenons l'autoroute direction
Torre Del Mar pour quelques courses chez Aldi, notre épicier allemand dont nous avions déjà visité le magasin en mai dernier. Quelques kilomètres plus loin, sur la route côtière nous nous arrêtons sur le front de mer de la petite ville de
El Morche. Pas touristique du tout, on espère que notre stationnement ne gênera personne...
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| Marbella |
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| Mijas |
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| Mijas, à voir sous le soleil... |



Dimanche 4 mars : Réveil sous la pluie, route sous la pluie… près de 3 heures d’autoroute plus tard, nous voici dans la région de Carthagène. Nous trouvons un parking face à la mer à La Azohia, presque au bout d’une route en cul-de-sac. Plein de camping-cars partout, un énorme camping plein, des parkings bondés… On est tombé sur un bon plan que les néerlandais et allemands apprécient ! La pluie a cessé, les nuages semblent se morceler, nous décidons de faire une balade. Nous montons à la tour de guet du cap par les rochers, puis nous parcourons le sentier littoral jusqu’au village suivant. Nous aurons ainsi marché 13 km, ce qui ne nous était pas arrivé depuis une semaine ! Vous pourrez voir sur les photos que nous avons eu une belle après-midi et un magnifique coucher de soleil. La météo prévoit du vent fort, et normalement pas de pluie. Demain nous visiterons Cartagena, ville fondée par Carthage puis colonisée par les romains qui y ont laissé un théatre en bon état. La ville semble très intéressante.
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| Les serres de la plaine d'Almeria, sous la pluie : essuie-glaces en mode rapide à plein temps ! |
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| Une idée graphique ? |
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| Le temps se remet pendant que nous montons à la tour |
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| A droite du cap au loin, la tour où nous étions une heure auparavant |
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| Vue depuis Olaf ce soir ! |
Lundi 5 mars : de La Azohia, 20 km de petite route à travers la montagne (beaux coins pour randonner !) vers la ville de Cartagena. Ville très ancienne où chaque démolition d’immeuble est une occasion pour les archéologues, qui y ont un musée national ! Du coup, beaucoup de trous entre les immeubles adossés aux petites collines rocheuses pleines de vestiges. Beaucoup de ces « dents creuses » sont encore munies de la façade de l’immeuble détruit, seulement tenue par des échafaudages. La colline la plus haute domine la baie naturellement abritée, un théatre romain encore bien entretenu est adossé sur elle. La ville fut fondée par un général carthaginois du nom de Asdrubal, elle fut ensuite colonie romaine. Le port a un arsenal militaire et de nombreux chantiers, dont l’un est à l’oeuvre actuellement sur le plus grand yacht à voiles du monde ! Des travaux d’équipement complémentaire sont en cours sur ce bateau designé par Philippe Stark pour un milliardaire russe. Basé à Gibraltar, il naviguera à partir du printemps prochain. Déjeuner d’anniversaire dans un restaurant de style brasserie bien espagnol : une excellente Paella aux fruits de mer. Nous écourtons la visite de l’après midi pour cause de pluie. Nous cherchons un bon spot pour bivouaquer si possible au cap voisin (Cabo de Palos). Nous trouvons la baie de l’ancien petit port de Portmàn, complètement comblée par des travaux pharaoniques, préparation probable à l’implantation d’une énorme culture sous serre, ou alors à une gigantesque pisciculture. En effet, à quelques centaines de mètres au large, on voit une grosse ferme aquacole. Sur la petite route qui conduit au phare de Portman, nous trouvons enfin le bivouac idéal, face à la mer et surplombant le minuscule petit port où seuls une trentaine de petits bateaux sont ancrés à l’abri d’un gros rocher. Le sable noir de la plage est foulé par les surfeurs qui vont jouer avec des vagues d’une belle taille pour la méditerranée ! En écrivant ceci, nous regardons le soleil lentement glisser derrière la montagne face à nous. A demain !





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| En attendant la paella... |
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| Arsenal et port militaire... |
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| ...on y trouve aussi le plus grand voilier de plaisance privé du monde ! |
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| Enfin la paella ! |
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| Happy birthday ! |
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| Sur le flanc d'une "dent creuse" urbaine |
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| En arrivant à Portman, une rue sous les eucalyptus |
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| la vue depuis le bivouac |
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| ils y vont avec la banane, mais la température est fraîche !!! |
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| Au dessus du petit port est caché Olaf : cherche le ?! |

Mardi 6 mars : Départ de Portman (La Union) par une jolie petite route qui traverse la sierra où il reste de beaux itinéraires de randonnées malgré les devastations des mines entre 1957 et 1987 (Société Métallurgique et Minière de Peñarroya) et la catastrophe écologique dont les travaux vus à Portman constituent une tentative de réparation. Dès que le petit col est passé, la descente vers la côte devient un paradis pour les estivants et touristes : golf et marinas, si on aime les hlm des années 60, on est servi, il y en a sur plus de 5km sur un cordon littoral de 500m de large ! Du coup, l’autoroute devient un échappatoire ! Sous les acrobaties aériennes de la patrouille d’Espagne, nous parcourons cette plaine où l’agriculture espagnole montre son visage d’industrie à part entière ! Les péones (sortes de serfs actuels) cueillent et emballent directement au cul du camion prêt à partir pour Rungis ou ailleurs, un camion-usine automatise toute une partie du processus. Enfant, j’avais appris les rudiments de l’économie : secteur primaire : l’agriculture ; secteur secondaire : l’industrie ; secteur tertiaire : les administrations, écoles, professions libérales. Eh bien en Espagne, l’agriculture fait partie du secteur secondaire, l’industrie ! Il faut dire aussi qu’il n’y a pas de « petits propriétaires terriens » : tous sont gros et possèdent des milliers d’hectares. Certains sont cotés en Bourse pour cela ! Bref, nous arrivons à Elche (Elx). Visite aux Outlets de fabricants de chaussures (Elche est le Romans espagnol). Puis retour vers le centre ville, un Parking sur un campus universitaire. Promenade à pied, sous la pluie retrouvée… Le centre ville est quelconque, petite ville de Province ? On a dû passer à côté de quelquechose…? On va vérifier çà, parce que une ville universitaire de cette région où il ne se passerait rien, où il n’y aurait pas de bars et de restos, c’est étrange !!!
Retour à Olaf, on vérifie sur Internet. On vous racontera (peut-être) la suite demain !
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| un golf vers la Cabo de Palos |
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| Près du phare du Cabo de Palos |
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| Au loin, les constructions de La Manga entre Mar Major et Mar Minor |
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| Les cueilleurs et le camion |
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| cueilleurs d'artichauts avec des hottes comme le raisin... |
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| Entre Murcia et Elche, des orangers partout ! |
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| Shopping : carte bleue indemne... |
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| A l'entrée de Elche. Les deux belles se sont fait photographier sous les palmiers, avant d'aller au théâtre (on les a vues !) |
Mercredi 7 mars :
Valence, après une jolie route à travers la montagne, sous le soleil. Camping à 6km au sud, mais bus devant, direct vers le centre. Visite et repérage du centre ville, Tapas et sangria devant les préparatifs des fallas, les fêtes qui accompagnent ici le carnaval. Retour et dodo.
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| Nous sommes tous les deux sur l'image... |

Jeudi 8 mars : Aujourd’hui nous descendons du bus 25 à l’arrêt des constructions du nouveau Valence : le Museo de las Ciencias « Principe Felipe », l’Umbracle, l’Hemisfèric, le Palau de les Arts « Reina Sofia », l’Agora (en chantier de rénovation) et surtout l’Oceanogràfic que nous allons visiter. La démonstration des dauphins nous émerveille même si on a toujours un doute sur les motivations des uns et des autres. Et surtout : qu’en pensent les dauphins ? La relation soigneur - dauphin a l’air bonne : acceptons en l’augure, les soigneurs ont l’air heureux et c’est bon signe… Soutenant les efforts d’une fondation scientifique, cet aquarium nous semble d’un niveau aussi relevé que celui de Brest. Peu de variétés d’animaux, mais de l’espace pour chacun, pas d’animal solitaire, des soigneuses attentives : nous avons assisté au repas des belougas, un couple et leur petit qui a fêté son premier anniversaire (nous avons vu le gâteau !). Un couple de morses impressionnants, nageant dans son bassin du pavillon Arctique en semi pénombre pour respecter la saison hivernale. Dans le pavillon antipodique, les manchots nagent tandis que de la neige (réelle, mais de culture) tombe du plafond. Nous n’allons pas énumérer tous les pavillons et aquariums vus, notons quand même les méduses, des poulpes et de beaux tunnels donnant le sentiment de nager avec les requins et les raies. Après déjeuner et le soleil revenu, nous nous promenons vers le port de plaisance « Juan Carlos I » qui a accueilli les épreuves de l’America’s Cup : plusieurs bâtiments restent décorés aux couleurs des équipes, le Defender ALINGHI dont une coque posée sur un berceau est en cours de « déshabillage » de ses décorations publicitaires : peut-être a t’elle été vendue à un riche amateur ? Tout le port est équipé pour recevoir de grands monocoques de courses, moderne et bien équipé. A côté, les grues du port de commerce font leur bruit habituel. De l’autre côté, l’immense plage de sable fin de Valencia. Quelques tirs de pétards et de fusées nous rappellent la proximité des Fallas, la fête de carnaval de Valence. Retour dans de larges avenues, traversée de grands centres commerciaux, avant le retour au camping pour dîner.
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| Devant l'Umbracle, une touriste téléphone... |
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| Le pont haubané, impressionnant ! |
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| le repas des bélougas |
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| les manchots |
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| Le pont, devant le musée des sciences |
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| depuis le pont : le musée des sciences, l'hemisfèric, le palais des arts |
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| A droite, la plage, à gauche le port de plaisance |
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| Quelques belles unités : il reste beaucoup de place ! |
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| les haubans accusent une certaine flèche... |
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| A la fin du jour, l'Hemisfèric et le Palais des Arts |
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| Ca n'a l'air de rien, mais impossible de tenir debout ou de se diriger... |


Vendredi 9 mars : Marche depuis le camping (El Saler) le long du littoral en direction de El Palmar, le long de l’étang et du parc naturel de l’Albufera. Sentiers très bien aménagés, de façon fort discrète. L’étang (salé puisqu’en relation avec la mer par 5 goulets commandés par des écluses) est immense et se visite avec des barques de forme traditionnelle. Beau temps frais, nous aurons marché 16 km, comme la veille en ville !




Samedi 10 mars : nous prenons la route plein nord, quittons l’autoroute lorsqu’elle devient payante pour suivre la N340. Au kilomètre 1006, arrêt dans une immense boutique qui vend des poteries mais aussi tout un fatras de choses laides et inutiles… On y achète 10 kg d’oranges pour 6€. Un kilomètre plus loin, arrêt repas chez « Piero », grand resto de type Routier, super bien tenu, on déjeune du menu à 13,90€ : salade, paella valenciana, seiches à la plancha, crème caramel en dessert et café (le vin et l’eau étaient compris mais nous n’avons pas bu de vin). Nous nous arrêtons à San Carles de la Rapita, au sud du delta de l’Ebre que nous souhaitons visiter demain en allant jusqu’à Riumar vers le cap de Tortosa. Si la météo le permet, car au moment où j’écris, la pluie tombe. Un peu comme en belgique… La météo n’est pas bonne du tout pour la zone et cela inclut Barcelone…






Additif au samedi 10 mars : Vers minuit, nous sommes réveillés par de la musique assez forte, issue semble t’il d’une boombox ou similaire. Des voix et des rires juvéniles nous le confirment rapidement : ce n’est pas un bon spot de bivouac le samedi …!!! Lorsque les voitures commencent à tourner (nous sommes sur le parking de la piscine municipale !) et que les coffres s’ouvrent pour laisser sortir les super décibels des super caissons de super basses, nous décidons de nous en aller. Discrètement si possible… Quelques mains saluent notre départ. Heureusement, notre balade de l’après-midi nous avait permis de repérer un parking proche de la marina, à l’opposé de la fête aux décibels. Nous avons finalement très bien dormi !
Dimanche 11 mars : Direction Roca Del Vallès, le super grand outlet au nord de Barcelone. Pas de description nécessaire : shopping !
Ce qui était moins attendu, c’est l’attitude du pneu qui nous la joue dégonflé, style « chuis à plat ! »
Pour vérifier, je décide d’aller voir la station service située à l’entrée du centre commercial. Fermée, mais la borne de gonflage des pneus à l’air fonctionnelle. Je ne peux utiliser la bombe dite « anti-crevaison » puisque le fusible qui alimente le compresseur n’est pas remplacé. De plus, il s’agit d’une crevaison lente, donc qui peut provenir d’un objet planté dans le pneu, mais sans savoir si c’est dans la bande de roulement et alors la bombe anticrevaison est utile. Mais si l’objet est planté dans le flanc du pneu, alors il faut obligatoirement une roue de secours. Nous en avons fait poser une avant de partir. Nous changeons donc la roue pour découvrir un superbe clou planté bien profond dans le flanc intérieur du pneu, donc invisible de l’extérieur du véhicule ! Il aura fallu attendre le dernier jour de notre voyage pour justifier l’installation de cette roue de secours…



Lundi 12 mars : et voilà, c'est fini pour cette fois... Rentrés en Camargue pour quelques jours avant le retour à Lyon.
Nous ne savons pas encore quelles routes Olaf empruntera prochainement, mais vous le saurez soit par Facebook soit par un mail de notre part.
En tous cas, il nous reste encore beaucoup d'endroits à découvrir au Maroc, nous y retournerons c'est certain.
Nous avons beaucoup apprécié les nombreuses visites sur ce blog, nous savons par quelques commentaires et en consultant les statistiques que vous l'avez suivi.
Nous vous souhaitons à tous de bonnes routes : faites de beaux voyages !
Olaf, Corto et Françoise.
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